[Gérard Astic, cuisinier lyonnais]

[Gérard Astic, cuisinier lyonnais]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTP0109 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
descriptionInscription(s) sur l'image : "Restaurant / Spécialités lyonnaises". Adresse de prise de vue : Chez Rose, 4 rue Rabelais, Lyon 3e.
historiqueGérard Astic, Toque Blanche bien connue des lyonnais, est née le 13 août 1952 à Lyon. Ses parents sont alors propriétaires du restaurant "Chez Rose", 4 rue Rabelais, à Lyon. Après avoir passé son baccalauréat, Gérard Astic fait l'école hôtelière à Thonon avant d'apprendre vraiment le métier sous la hou­lette de Jean-Marc Alix, chef du Sofitel Bellecour. Il s'engage ensuite sur le bateau Le Mermoz avec lequel il visite­ au hasard des croisières de nombreux pays. En 1982, il succède à son père Marcel Astic (1917-1985) en reprenant le restaurant "Chez Rose", avant de gagner en 1987 l'Alpe d'Huez. Il installe un premier restaurant "Le Lyonnais" puis innove ensuite avec "La Cabane Poutat", un restaurant d'altitude directe­ment sur les pistes. Il décède le 12 décembre 2014.
historiqueRévolution de palais dans tous les sens de l'expression : en 1986, le coq au vin à disparu de la carte de "Chez Rose". Plat phare de la maison, il figurait depuis toujours dans le premier menu, celui à 3 francs et quelques centimes des débuts. Mais que les habitués de cet établissement, ancré dans le paysage lyonnais depuis l'arrivée de la famille Astic en 1941, se rassurent. Si Gérard Astic a modifié quelque peu certaines données il reste viscéralement attaché à la tradition familiale et il a remis à l'honneur le pavé de charolais au poivre avec sauce crémée et moutardée qui avait contribué, entre autres, au succès de son père, le regretté Marcel Astic, supporter inconditionnel du L.O.U. et du champagne Lanson. Pèlerinage aux sources, la carte qui démarre avec le retour des vacances : les saladiers sont revenus ! Clapotons, museau, gras doublé en rémoulade et caviar du Puy, ils réapparaissent en force au registre des entrées, et le Cornas, le vin de "Chez Rose" sert de fond de sauce à un tournedos... On retrouve aussi le style de cuisine qui a contribué au succès de ce restaurant comme le mignon de veau au jus de cèpes, le pâté en croûte ou la raie au beurre noir... Toutefois, pour faire un petit clin d'oeil à la modernité, Jacques Astic propose comme hors d'oeuvres une poêlée d'encornets aux oignons en salade et des escargots poêlés (encore) à l'ail avec accompagnement de verdure. Pour notre part, un gras double sauté à la lyonnaise selon la tradition bien respectée puis le sus dit pavé de charolais, le plateau de fromage puis une plongée dans l'assortiment de desserts, et rien ne manque à notre satisfaction. Avec le Cornas d'usage. Source : "Retour aux sources" / Pierre Grison in Lyon Figaro, 12 septembre 1986, p.16.
note bibliographique"Un maître heureux : Gérard Astic" / P.P. in Le Journal Rhône-Alpes, 2 décembre 1984. - "Retour aux sources" / Pierre Grison in Lyon Figaro, 12 septembre 1986, p.16. - "Gérard Astic, champion du changement dans la continuité" / Félix Benoît in Le Tout Lyon, 15 janvier 1987, p.10. - "Le chef Gérard Astic" / Gisèle Lombard in Le Progrès de Lyon, 13 décembre 2014.

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