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    Connu pour son goût pour la nuit parisienne, Toulouse-Lautrec a nourri son œuvre peinte et lithographiée de ses expériences en matière de spectacles et autres plaisirs tarifés. Sa fréquentation régulière des cabarets et des maisons closes finissent par former un axe central de son travail. [...]

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    Connu pour son goût pour la nuit parisienne, Toulouse-Lautrec a nourri son œuvre peinte et lithographiée de ses expériences en matière de spectacles et autres plaisirs tarifés. Sa fréquentation régulière des cabarets et des maisons closes finissent par former un axe central de son travail. C’est le cas de l’affiche Elles, réalisée à partir du frontispice d’un recueil de onze lithographies publié en 1896. Son éditeur Gustave Pellet était à l’origine un collectionneur fortuné devenu producteur d’estampes spécialisé dans le domaine érotique, publiant notamment des œuvres de Félicien Rops. Souvent présenté comme un regard sans jugement moralisateur sinon comme un hommage envers les prostituées, vus de l’intérieur d’une maison close par un observateur qui en était devenu familier sous le surnom de "Monsieur Henri", l’album n’illustre peut-être pas aussi sûrement qu'on a pu l'affirmer la vie des bordels, et encore moins particulièrement celui de la rue des Moulins que fréquentait le peintre. Les lithographies évoquent plus généralement le monde intime des femmes avec une approche sensorielle : le regard, le toucher, le goût et l’odorat sont ainsi figurés dans une série qui manque parfois, cependant, de cohérence thématique. Il n’en reste pas moins que certaines lithographies, dont le frontispice et l’affiche qui en est tirée, relèvent clairement de l’univers de la prostitution. En dessinant une femme arrangeant ses cheveux vue de dos, Lautrec réutilise un motif qu’il avait peint en 1891, Celle qui se peigne, huile sur carton conservée à l'Ashmolean Museum d'Oxford. Il y ajoute un chapeau haut-de-forme abandonné sur une chemise, éléments trahissant une présence masculine dont on devine la raison. Comme à son habitude, Lautrec utilise la technique du crachis lithographique en constellant la plus grande partie de l’affiche de petites tâches de couleur, à l’exception notoire de la zone sur laquelle il veut attirer l’attention du spectateur, et qu’il avait préalablement masqué lors de la réalisation de son crachis : la chemise masculine, dont la blancheur n’est autre que celle du papier laissé en réserve. La "belle série de lithographies de Toulouse-Lautrec, ébauches et croquis d'une cruauté d'exactitude merveilleuse" (La Plume, mai 1896), sera cependant un échec commercial, malgré ses évidentes qualités artistiques et un prix raisonnable.

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    Elles par Toulouse-Lautrec, Henri de, 1864-1901
    Bibliothèque municipale de Lyon (AffP0166)

    Droit d'utilisation : Domaine public, Licence Ouverte-Open Licence

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