Un concours d'éloquence sous Caligula à Lyon (étude)

Un concours d'éloquence sous Caligula à Lyon (étude)
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localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0910 001 00090
technique1 photographie numérique : couleur
description"Un concours d'éloquence sous Caligula à Lyon", par Jean-Joseph Weerts, vers 1905-1911. Etude préparatoire pour le décor de l'hémicycle des facultés de médecine, de pharmacie et des sciences de Lyon. Mine de plomb et huile sur toile, 40,5 x 120 cm. Lieu de conservation : Roubaix, La Piscine, musée d'art et d'industrie André-Diligent (inv. 2012.30.1). Vue prise lors de l'exposition "Théâtres et cafés : peintures et décors à Lyon, 1840-1930", Villefranche-sur-Saône, Musée Paul-Dini, 12 octobre 2014-8 février 2015 (catal. no.10).
historiqueDès 1891, le ministère de l'instruction publique lance une commande publique pour la réalisation d'un décor destiné à orner la tribune du corps professoral dans l'hémicycle du palais de la faculté médecine, de pharmacie et des sciences que l'on projette de construire sur les quais du Rhône. Un concours est donc organisé avec un thème imposé, digne de valoriser l'éducation sous la Troisième République : "Un concours d'éloquence sous Caligula à Lyon". C'est le peintre Jean-Joseph Weerts (1846-1927) - un non lyonnais, pourtant - qui est choisi. Son importante composition, une toile marouflée de 7,20 mètres de hauteur sur 15 mètres de long, est achevée vingt ans plus tard. Exposée en 1911 au Salon parisien de la Société nationale des Beaux-Arts, l'oeuvre est officiellement inaugurée le 3 octobre 1911 en présence de Victor Rault, préfet du Rhône, et de Louis Hugounenq, doyen de la faculté de médecine. Elle évoque la physionomie de Lyon, cité romaine, et s'inspire d'un passage des Satires de Juvenal : "Après que Caligula eût reçu dans Lyon l'honneur de son troisième consulat, il y fonda toutes sortes de jeux et en particulier cette fameuse académie Athaeneum, qui s'assemblait devant l'autel d'Auguste. C'était là qu'on disputait le prix d'éloquence grecque et latine, en se soumettant à la rigueur des lois que le fondateur avait établies. Une des conditions singulières de ces lois était que les vaincus, non seulement fourniraient à leurs dépens les prix aux vainqueurs, mais qu'ils seraient contraints d'effacer leurs propres ouvrages avec une éponge disent les uns, avec la langue, disent les autres, sous peine d'être fustigés par le licteur ou même d'être précipités dans le Rhône." (trad. de Jean Dussaulx). La composition définitive de J.-J. Weerts offre cette originalité que les initiés peuvent reconnaître quelques personnalités de l'époque parmi les Gaulois et les Romains qui figurent dans cette scène : le député du Rhône Victor Augagneur (1855-1931), en casque et cuirasse étincelants et brandissant l'enseigne d'une légion ; Louis Liard (1846-1917), recteur de l'Université de Paris ; Gabriel Compayré (1843-1913), ancien recteur de l'Université de Lyon ; Gustave Mesureur (1847-1925), directeur de l'Assistance publique de Paris ou le maire de Lyon, Edouard Herriot (1872-1957).
note à l'exemplaireNom original du fichier : IMG 2876.
note bibliographiqueL'Illustré du Sud-Est, 27 mai 1911, p.259, repro. - Lyon Universitaire, 21 avril et 6 octobre 1911. - Le Salut Public, 4 octobre 1911. - Panthéon lyonnais / Yannis Cosmas et Clémence Ronze-Daviron, 2012, p.36-37.

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