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    Images du patrimoine arménien - Fonds Argam Ayvazian

    Le corpus « Images du Patrimoine arménien » rassemble des photographies et documents annexes consacrés au patrimoine architectural et géographique de l’Arménie. Lancé à l’initiative de l’Union Internationale des Organisations Terre et Culture (UIOTC) en 2017, ce programme de sauvegarde des collections photographiques du patrimoine arménien a pu voir le jour grâce au soutien financier des fondations Calouste Gulbenkian (Lisbonne) et Léa et Napoléon Bullukian (Lyon). En 2019, dans le cadre d’un contrat de dépôt, la Bibliothèque municipale de Lyon a été sollicitée par l’UIOTC pour assurer la conservation et la valorisation de ce corpus. La première collection déposée à la bibliothèque constitue le Fonds Argam Ayvazian. Ce fonds, de 24393 items, regroupant originaux et fichiers numériques, a été en partie numérisé. Ainsi 6069 photographies sont à découvrir sur numelyo dans la collection Images du Patrimoine arménien.

    Monastère du Saint-Signe de Bist, 1981, numelyo | BmL, UIOTC V-21751

    Fonds Argam Ayvazian : présentation et histoire

    Monastère de Saint-Étienne d'Otzop, M. Argam Ayvazian posant à côté des stèles à croix du monastère, 1974, numelyo | BmL, UIOTC V-21005

    L’auteur, Argam Ayvazian, est né en 1947 dans le village d’Arindj de l’actuel district de Chahbouz dans la République autonome du Nakhitchévan. Après des études secondaires dans son village, il se rend à Érévan en Arménie pour ses études supérieures. Il travaille au Département de la préservation des monuments de la République d’Arménie ainsi que dans les institutions d’Art, d’Archéologie et d’Ethnographie de l’Académie des Sciences. Historien, épigraphiste, il est l’auteur de plus de 55 ouvrages et brochures (en arménien, russe et anglais) et de plus de 300 articles se rapportant à sa spécialité.

    Dès 1965, il s’intéresse à l’étude du patrimoine historique et architectural de sa terre natale avec une attention particulière portée à l’art et à l’épigraphie. Il effectue à l’époque soviétique, à ses frais, des missions d’exploration au Nakhitchévan entre 1974 et 1987.

    Les objets et monuments datent du IIe millénaire av. J.-C. jusqu'au XXe siècle. Cela constitue un témoignage unique et précieux au sujet des monuments arméniens de la région du Nakhitchévan, aujourd’hui tous disparus.

    Monastère du Saint-Précurseur d'Abrakounis (XIVe siècle), 1985, numelyo | BmL, UIOTC V-22522

    Le Fonds Argam Ayvazian se compose de 24 393 items dont 21 355 pour la Série Nakhitchévan : des photographies de l’auteur d’une part et des documents d’archives d’autre part. Les photos ont été réparties par séries selon la géographie politique actuelle. On distingue ainsi : la série Nakhitchévan, la série République d’Arménie, la série Turquie, la série Géorgie, la série Iran, la série Artsakh, la série Azerbaïdjan et la série Russie.

    La série Nakhitchévan

    Cimetière de Bek avec au loin une vue du Haut-Agoulis, numelyo | BmL, 1980-1983, UIOTC V-18055

    Cette série est la plus importante du fonds et constitue les "Matériaux pour l’étude scientifique du patrimoine historique et culturel du Nakhitchévan".

    Nakhitchévan

    La région du Nakhitchévan se situe sur la rive gauche de l’Araxe, enclavée entre l’Iran, la République d’Arménie et la Turquie. Peuplé par les Arméniens depuis des temps très anciens, ce territoire de 5500 km2, détaché de la République d’Arménie, a été intégré en 1921 à l’Azerbaïdjan, acquérant successivement le statut de territoire autonome (février 1923) puis de République autonome (février 1924). La présence arménienne, qui représentait près de la moitié de la population de ce territoire dans les années 1920, n’a cessé de diminuer jusqu’à son effacement total aujourd’hui.

    Une liste incomplète des monuments arméniens du Nakhitchévan, établie par Argam Ayvazian, fait état de 310 monuments dédiés au culte (monastères, églises, chapelles), dont 221 ont été détruits entre le XIXe siècle et la seconde guerre mondiale ; 41 châteaux et forteresses ; 26 ponts ; 86 pôles d’habitat rural et urbain ; 89 cimetières comptant environ 23 000 pierres tombales ; 5480 stèles à croix, ainsi que 115 divers autres monuments arméniens. Ce patrimoine couvre une période allant du Ve au XXe siècle.

    Lorsqu’Argam Ayvazian entreprend ses voyages d’exploration, il ne reste plus que 89 monuments chrétiens, encore debout ou en ruines, tous désaffectés. Il a pu en photographier 78. Ces monuments ont continué de faire l’objet de dégradations jusqu’à leur destruction complète et planifiée, pratiquée à l’explosif, au bulldozer ou à la masse par l’Azerbaïdjan entre 1998 et 2006.

    Il ne reste aujourd’hui plus aucune trace de la présence arménienne au Nakhitchévan.

    Le grand cimetière de Djoulfa

    Nécropole de Djougha [Djoulfa] (XVe-XVIIe siècles), 1981-1983, numelyo | BmL, UIOTC V-23069

    La ville de Djoulfa (Djougha) est incontestablement le lieu mythique de cette région. À son apogée au XVIe siècle, cette cité comptait dix quartiers et ses riches marchands appelés khodja commerçaient avec Venise, Gênes, l’Orient et l’Extrême-Orient. Sa position sur les grandes voies commerciales faisait alors du Nakhitchévan une des plaques tournantes du commerce international. Le destin de la ville bascule en 1604-1605, lorsque Chah Abbas Ier, roi de Perse, décide de déporter cette population prospère et industrieuse dans sa nouvelle capitale, Isfahan, afin de développer la métropole qu’il vient de créer. Ses riches marchands y fondent une nouvelle Djoulfa, réplique de l’ancienne.

    Le grand cimetière de Djoulfa était l’un des plus prestigieux sites du Nakhitchévan. Il était constitué de milliers de stèles à croix (khatchkar) finement taillées et sculptées – béliers funéraires et pierres tombales datés des XVe-XVIIe siècles. En 1648, Alexandre de Rhodes, missionnaire jésuite, impressionné par la multitude des stèles, avance le chiffre de 10 000 monuments funéraires ! En 1903-1904, alors que la région était intégrée à l’empire russe, les autorités décident de raser une partie de la nécropole afin d’y faire passer le chemin de fer reliant Érévan à Tabriz et Bakou. Par la suite, à l’époque soviétique, diverses déprédations font disparaître un très grand nombre de monuments. Dans les années 1970, Argam Ayvazian recensait quelque 3 000 stèles à croix, 365 béliers funéraires et plus de 800 pierres tombales (en incluant celles des cimetières des églises de Djoulfa). La nécropole et les églises contigües ont été entièrement détruites entre 1998 et 2006 par les autorités azerbaïdjanaises qui, ayant arasé le terrain, en ont fait un champ de tir.

    Le monastère de Saint-Thomas

    Monastère Saint-Thomas d'Agoulis (XIVe siècle), 1981-1983, numelyo | BmL, UIOTC V-21870

    Principal centre spirituel, éducatif et culturel du canton de Goght‘n, la ville d’Agoulis (aujourd'hui Aşağı Aylis) possédait au début du XXe siècle dix quartiers arméniens et douze églises, chapelles ou monastères. La ville a été jusqu'en 1837 le siège d’un diocèse, dont le titulaire résidait au monastère de Saint-Thomas. Fondé selon la tradition par saint Barthélemy, le monastère est attesté dans les textes à partir du XIVe siècle. Il abritait un scriptorium florissant. L’ensemble des bâtiments qui le constituent ont été réédifiés au XVIIe siècle, la reconstruction de l’église, en particulier, étant datée de 1694-95. Délimité par une haute enceinte flanquée de tours, le complexe monastique comprenait l'église Saint-Thomas au centre, des bâtiments conventuels – logis, économat – et des jardins. L’église était une basilique en croix inscrite à quatre piliers centraux surmontés d’un tambour polygonal à toit en ombrelle. L’intérieur était décoré de peintures murales réalisées par le poète-chanteur et peintre Naghach Hovnatan (1661-1722).

    Le monastère de Saint-Thomas, comme tous les autres monuments du Nakhitchévan, a été détruit entre 2005 et 2006.

    Témoignage d'Argam Ayvazian

    Église Saint-Étienne de Kaghakik, Villageois, 1981, numelyo | BmL, UIOTC V-21828

    Le contexte socio-politique de l’époque ne permettait pas une prise de vue systématique et scientifique de tous les monuments arméniens. De plus, l’historien-photographe n’imaginait pas que, quelques décennies plus tard, il n’y aurait plus trace de ce patrimoine bâti et n’a pas réuni d’équipe pour une exploration exhaustive de ce territoire.

    Interview d'Argam Ayvazian

    Interrogé sur les conditions d’exploration des monuments arméniens du Nakhitchévan, Argam Ayvazian a raconté comment cela s'était passé dans un entretien avec A. Abrahamian publié en anglais sur le site Cultural Property News le 27 mars 2021.

    Extraits et traduction de cette interview

    C’était en 1965. Venant d’acquérir un appareil photographique bon marché Смена, je m’étais rendu à Nors, à 7 km d’Arindj, mon village natal. Seul et l’appareil à l’épaule, je photographiais ouvertement l’église de Nors, ses inscriptions, ses stèles à croix. Survinrent alors les habitants, qui se mirent à m’interroger : qui es-tu, que fais-tu là ? J’ai dit que j’étais du village voisin, que je prenais des photos parce que ces sujets m’intéressaient. Par hasard deux policiers se trouvaient ce jour-là dans le village pour une affaire quelconque. Aussitôt avertis, ils vinrent m’arrêter. L’on me conduisit au poste de police du centre administratif régional.

    Nous attendions dans le corridor d’être admis auprès du chef de poste. Au bout d’un moment celui-ci sortit, accompagné d’un personnage de haute taille en vêtements civils. Ce dernier demanda aux policiers : qu’a-t-il fait, ce gars, pour que vous l’ameniez ici, il a volé ? Non, camarade Aliev, nous venons du village de Nors, où il photographiait l’église. Dans ce cas, faites-le entrer. On me fit entrer, nous nous assîmes, on nous apporta du thé… Il commença l’interrogatoire : pour quelle raison avais-je donc pris des photos (nous parlions précisément en azerbaïdjanais) ? L’homme s’empara de l’appareil, en retira immédiatement la pellicule qu’il jeta dans un coin, puis il dit : c’est la première fois, va-t’en et ne refais pas ce genre de choses ! Il faudra que tu oublies qu’il y a partout des monuments arméniens dans le Nakhitchévan, et même des Arméniens ! Il n’était autre que Heydar Aliev, le chef de la Sûreté du Nakhitchévan (le futur premier secrétaire du Parti de la RSS d’Azerbaïdjan et le futur premier président de la République de l’Azerbaïdjan indépendant), qu’à l’époque je ne connaissais évidemment pas. Cela avait été ma première confrontation avec la loi. Je compris dès lors que ce que j’avais à faire ne serait pas facile à réaliser, et il en a bien été ainsi.

    [Quel genre d’obstacles avez-vous rencontré ?]

    Le premier obstacle résidait précisément dans la difficulté de pénétrer au Nakhitchévan, ce qui n’était possible qu’avec une autorisation spéciale. À l’époque soviétique le Nakhitchévan tout entier avait été déclaré zone frontalière. Il fallait disposer d’une invitation écrite, par exemple pour rendre visite à sa famille ou justifiée par quelque autre circonstance (mariage, décès), qui indiquât la localité où vous deviez séjourner : de 3 à 5 jours, 10 jours au plus. Cet écrit devait être présenté en Arménie au Département de l’Intérieur. Ce dernier procédait auprès de la Sûreté d’État à des vérifications particulières sur la personne concernée, et si ses antécédents étaient corrects – disons-le ainsi – on lui donnait l’autorisation et un passeport. C’était le système des visas, selon le langage d’aujourd’hui.

    À ce passeport s’attachaient aussi de sévères restrictions. Il n’était accordé que pour une seule localité, dont vous n’aviez pas le droit de vous éloigner. Vouliez-vous pour une raison quelconque vous rendre ailleurs, il fallait obligatoirement prévenir les autorités locales de votre destination, du nombre d’heures d’absence et de celle de votre retour. L’autorisation accordée, vous pouviez aller ; autrement vous ne pouviez quitter le village et son territoire pour vous rendre où que ce fût.

    Église Saint-Grégoire d'Aznaberd, Peinture murale, 1980-1989, numelyo | BmL, UIOTC V-23206

    [L’autorisation reçue, à quoi deviez-vous faire attention ?]

    Si vous restiez près d’un monument ne serait-ce que trois, quatre minutes, la population se rassemblait aussitôt autour de vous, posait des questions, appelait la police : s’ensuivaient arrestation, interrogatoire, amende, confiscation de l’appareil photographique, etc. Après l’incident de Nors, chaque fois que je me rendais au Nakhitchévan, mes appareils étaient toujours tenus cachés dans mes sacs à main ou ma valise. Auprès de chaque monument, je décidais du lieu de la prise de vue, puis tirais quelques clichés en une ou deux minutes et tâchais de m’éloigner rapidement. Une fois dans une localité, s’il se trouvait un monument proche dans le village suivant, je ne m’y rendais pas. Quand on me voyait dans un village, j’affirmais y être arrivé par hasard : comme ça ! Si l’on m’avait vu dans le village suivant, on se serait douté que ce n’était pas le hasard, mais que je poursuivais un but. Après que j’avais été dans ce premier village, j’étais contraint de le quitter pour une région différente.

    [Vous aviez déjà publié des ouvrages à l’époque soviétique, à partir de 1978. Vous deviez donc être connu de la Sûreté du Nakhitchévan. Comment l’évitiez-vous ?]

    […] Il y avait aussi des voies de contournement pour entrer au Nakhitchévan. Les Arméniens originaires du Nakhitchévan se rendaient parfois en pèlerinage ou dans leurs villages en bus, sans autorisation. Ils se regroupaient dans un bus et, contournant les points de passage en pleine nuit, ils partaient. Je me suis souvent joint à ces groupes en qualité de pèlerin ou en tant que compatriote. J’ai indiqué dans un de mes livres qu’opérer sur le territoire du Nakhitchévan pouvait se comparer à l’activité d’un espion.[…]

    Le monastère de Saint-Thomas était en plein bourg. Il était impossible de prendre des photos sans qu’on s’en aperçût. Au cours d’une de mes sept ou huit visites à Agoulis, j’eus recours à une ruse. Au village de Der vivait seule une femme âgée nommée Marous, qui m’avait plusieurs fois accueilli la nuit. Avec Mère Marous et avec une autre femme de Der installée à Érévan et son petit-fils encore enfant, nous nous étions rendus à Agoulis. J’avais pris avec moi un coq, souffrant soi-disant de troubles psychiques pour lesquels on m’avait recommandé d’aller à Agoulis avec ce coq et de faire là le tour de toutes les églises pour être guéri. C’est ainsi qu’à Agoulis, nous avons pu nous approcher du monastère de Saint-Thomas. Mère Marous expliquait aux vingt, trente femmes, hommes et enfants qui s’étaient aussitôt attroupés qu’on avait dit au jeune homme malade que j’étais, qu’après en avoir fait trois fois le tour, il devait entrer seul dans l’église et y prier seul. Ces Azerbaïdjanais, femmes et hommes, se laissèrent convaincre. Ils apportèrent finalement la clef de l’église, l’ouvrirent, et j’entrai. Bien avant j’avais dit à Marous de ne laisser personne entrer. Je suis parvenu grâce à ce subterfuge à photographier les peintures murales de Naghach Hovnatan tapissant l’intérieur de l’église et à en relever le plan.

    Alors que nous avions déjà visité plusieurs autres monuments d’Agoulis après Saint-Thomas et que nous nous rendions à l’église Saint-Jean, je vis venir en chemin une voiture de police. Les Azerbaïdjanais ne nous avaient cru qu’à moitié et avaient appelé la police, en téléphonant au centre régional d’Ordoubad. J’ai compris tout de suite que c’étaient eux. Ils se sont arrêtés auprès de nous et ont commencé à poser des questions. Auparavant j’avais déjà enveloppé et confié aux femmes toutes les pellicules que j’avais tirées : je n’avais plus rien sur moi. Mère Marous expliqua que j’étais un jeune homme malade, qu’en m’amenant ici elles accomplissaient un vœu. Quant à moi je faisais d’étranges mouvements de la tête et des mains. En voyant cela les deux policiers dirent : en effet, ce gars-là a bien l’air d’être malade. Ils laissèrent tomber et s’en allèrent.

    Description du fonds

    Les toponymes utilisés pour l’indexation géographique des documents sont ceux qu’a retenus Argam Ayvazian. Ce sont presque toujours des toponymes arméniens. S’agissant plus généralement du classement géographique des sujets, nous avons adopté, comme cela est d’usage, les divisions de l’Arménie historique en quinze provinces et 199 cantons consignées dès le VIIe siècle par le géographe et mathématicien Anania de Chirak. Pour une recherche plus sûre, les toponymes ont été écrits en langue originale, en translittération, en transcription occidentale et en transcription orientale. Dans le catalogue de la bibliothèque sont indiqués les noms de la province, du canton et de la localité.

    La grande Arménie décrite au VIIe siècle, cartographie de Eric Van Lauwe éditée dans "Atlas historique de l'Arménie" de Claude Mutafian et Eric Van Lauwe, Paris, Editions Autrement, 2001

    Comme on l’a dit, les premiers documents du corpus « Images du Patrimoine arménien » déposés à la Bibliothèque concernent le Nakhitchévan. Ce territoire s’étend sur cinq cantons, appartenant eux-mêmes à trois provinces de l’Arménie historique : les cantons de Goght‘n et Nakhdchavan qui relèvent du Vaspourakan, ceux d’Erndjak et Djahouk-Chahaponk‘ qui relèvent du Sunik, et celui de Charour, appartenant à la province d’Ayrarat.

    6069 photographies sont à découvrir sur numelyo dans la collection Images du Patrimoine arménien.

    Relevé d'inscription d'une pierre tombale Cimetière de Ramis

    Parmi ces photographies, on retrouve 570 relevés épigraphiques d'après des inscriptions lapidaires ou peintes présentes sur les monuments fubéraires photographiés.

    Dans un registre de près de 400 pages rédigé à la main par l’auteur, sont notés en arménien une légende succincte (photo par photo pour les négatifs, puis par groupe de photos pour les diapositives), le numéro de photo, les lieux, l’année, le format et l’état du document. Sont indiqués, le cas échant, les changements de toponyme.

    L’année fournie par le registre n’étant pas toujours sûre, nous avons décidé d’adopter dans certains cas une datation plus large.

    A propos du mot խաչքար, khatchkar, littéralement pierre-croix

    Monastère de Saint-Étienne du Vieux-Poradacht, Khatchkar, stèle à croix datée de 1683, numelyo | BmL, UIOTC V-22859

    Cette forme emblématique de l’art arménien, entre architecture et sculpture, est une stèle en forme de plaque dressée isolément (ou en groupe) et dont une face (la face ouest, notamment dans le cas de khatchkar funéraires) est ornée d’une croix éventuellement entourée de croix secondaires. La croix du khatchkar figure la vie éternelle, la victoire de la vie sur la mort, et non pas le Calvaire. Argam Ayvazian a écrit systématiquement dans son registre le mot khatchkar dès qu’une croix était sculptée ou gravée sur une pierre, ce qui n’est pas toujours précis. Khatchkar a été traduit, selon l’objet photographié, par stèle à croix ou croix sculptée.

    Valorisation sur numelyo

    Le contrat de dépôt passé entre l’UIOTC et la bibliothèque municipale de Lyon précise que l’exploitation, la reproduction, la représentation et la diffusion se feront exclusivement à partir des formes numérisées. Les droits qui s’appliquent à cet ensemble sont restreints. La bibliothèque utilise la licence Creative Commons CC-BY-NC-ND (Attribution – Pas de modification – Pas d’utilisation commerciale). L’usager est autorisé à partager seulement. Les numérisations sont visibles sur numelyo dans une collection dédiée intitulée « Images du patrimoine arménien ». Elle s’ajoute aux autres collections numérisées déjà présentes.

    Ce fonds s’intègre aux collections partenaires. La bibliothèque, via sa bibliothèque numérique numelyo, propose la consultation de fonds appartenant à d’autres institutions ou associations. Il s’agit d’une coopération numérique visant à mettre en valeur des collections dont la bibliothèque n’est pas propriétaire. C’est, pour ces établissements, la possibilité de mutualiser l’hébergement, la conservation et la valorisation de leurs données.

    Dossier rédigé par Isabelle Ouzounian, chargée du projet pour l'UIOTC.

    Pour citer cet article

    Référence électronique

    Isabelle Ouzounian, Images du patrimoine arménien - Fonds Argam Ayvazian, numelyo [en ligne], mis en ligne le 2022-03-10T14:14:56.635Z, consulté le 2024-07-24 23:25:37. URL : https://numelyo.bm-lyon.fr/BML:BML_00GOO01001THM001_Armenie

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