Fareins (Ain) : château de Fléchères

Fareins (Ain) : château de Fléchères
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0791 001 00045
technique1 photographie numérique : couleur
historiqueDe tous les châteaux et des opulentes demeures qui ornent le paysage des rives de la Saône, de Mâcon à Lyon, il en est peu qui offrent une aussi grande sobriété de lignes que le château de Fléchères, situé sur la commune de Fareins. Cet édifice date du commencement du XVIIe siècle. La construction en est due à Jean de Sève, conseiller du Roi, receveur des Finances en la Généralité de Lyon, échevin de cette ville, qui acquit, en 1606, de Jean Palatin de Dio, la maison forte de Fléchères. Ce manoir qu'entouraient de profonds fossés remontait au XIIe siècle. Il avait appartenu aux Chambeu, puissante famille de Bresse, puis aux Le Roy, issus d'un receveur général des finances du Lyonnais ; enfin, sous le titre de baronnie, aux Palatin de Dio. Jean de Sève ne trouvant pas cette vieille bicoque fortifiée à son goût, la démolit et fit appel à un élève d'Androuet du Cerceau, pour lui élever à la place une résidence digne de sa haute fortune. L'architecte conçut alors le plan d'une résidence confortable, élégante et simple, comme il convenait à un siècle de paix. Peut-être pourrait-on lui reprocher de s'être laissé uniquement guider par le souci du pratique. On sent néanmoins le souffle d'une grande époque d'art dès le portail d'entrée, traité par le système de bossage qu'affectionnait l'école de du Cerceau. L'écusson sculpté au-dessus de la porte a été martelé sous la Révolution. Malgré cette mutilation, on peut distinguer le lambrequin héraldique qui l'encadrait. Un perron de huit marches aboutissant à une terrasse à balustres relie aux jardins le grand vestibule et les salles du rez-de-chaussée. La cour d'honneur dans son ensemble a le plus bel aspect. Ce qu'il y a de plus remarquable dans le château de Fléchèrès, c'est qu'au cours de ces trois siècles et jusqu'en 1929, il ne fut jamais mis en vente ; il passa de mains en mains aux héritiers et descendants de Jean de Sève, d'abord aux Pupil de Myons, puis aux marquis de Sarron, pour arriver au vicomte de Laferrière, grand chambellan de Napoléon III, dans la famille duquel il est resté. Le comte de Laferrière en est l'actuel propriétaire. Source : Châteaux anciens et modernes du Centre et du Sud-Est / G. Cazal [pseud. de Georges Sabatier], vol. I, 1929, p.193-195 (BM Lyon, 00 E2 SAB).

Retour