[Elevage de rennes en Isère]

droits Creative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisation Bibliothèque municipale de Lyon / P0759 FIGRPT0160 04
technique 1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historique Doux le pelage, doux l'animal. Presque calin. Venant manger le lichen dans la main. Et voilà le photographe obligé de changer ses plans. Exit, le téléobjectif. Couché dans l'herbe au beau milieu du troupeau. II saisit les réactions des bêtes, nullement troublées par notre venue dans le champ. Jean-Marie nous l'avait bien dit tout à l'heure, avant de nous emmener dans le pré cloturé de neuf : "Il faut démystifier le renne". Nous sommes déjà deux à en être persuadés. Ici, en plein département de l'Isère, au bord du parc des Ecrins, entourés par vingt-sept rennes qui ne connaissaient que leur Finlande natale il y a moins de trois semaines. Dominique Charron et Jean-Marie Davoine sont bergers de génisses depuis une dizaine d'années ; ils se sont connus à Montmorillon, où ils préparaient l'un et l'autre le B.E.P.A. de berger. Dominique est originaire de l'Anjou, Jean-Marie de Besançon, tous les deux sont âgés d'une trentaine d'années et barbus. Barbe noire et yeux clairs pour Dominique Charron, barbe broussailleuse et longue pour Jean-Marie Davoine. Et la même volonté commune de travailler en montagne, d'être leurs propres patrons, d'innover s'il le faut. Et c'est devenu une obligation si l'on veut sortir de son statut de simple salarié. "Souvent mal payé dans cette profession, même si le travail ne manque pas". De là à organiser un élevage de rennes en pleine France profonde, au pied des Alpes... Les bonnes raisons ne manquent pourtant pas : investissement minimum, vente de la viande déjà assurée, distribution simplifiée dans sa mise en place... Source : "On mangera du renne en 1988" / Laurent Perzo in Lyon Figaro, 3 décembre 1986, p.48.
historique Les deux bergers français avaient convoyé vingt-sept rennes finlandais vers les Alpes françaises. En mai 1987, Lyon Figaro annonce qu'il ne reste plus, à cette date, que deux mâles et une femelle, entérotoxémie et stress dû à la captivité ayant décimé le troupeau (cf. Lyon Figaro, 28 mai 1987, p.40).

Retour