[Exposition sur le mouvement chicano à l'Elac]

[Exposition sur le mouvement chicano à l'Elac]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0237 03
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
descriptionAdresse de prise de vue : "Le démon des anges", seize artistes chicanos autour de Los Angeles, à l'Elac, Centre d'échanges de Perrache, Lyon 2e.
historiqueA travers ces latinos qui ont pris possession de l'Elac, c'est la rue, voire le mauvais goût flamboyant (concept passionnant !) qui ont droit de cité. Illustration d'une culture des marges, ou des entre-deux. Rencontre du Mexique et des USA. Latines, les chicanos ? Oui et non. Les puristes répondront qu'ils sont avant tout américains et ne parlent souvent pas l'espagnol. Les chicanos et leurs premières oeuvres apparaissent dans les années soixante, moment où les minorités sont en quête d'identité un peu partout de par le monde. Avant d'être une forme, ou un genre, être chicano est un état d'esprit. Leur première expression : des fresques à l'imagerie brute, héritières des Rivera ou Siqeiros. Mais il n'y a pas que des "murals" dans l'expression chicana. Le paradoxe étant d'ailleurs, qu'en l'occurrence, à l'Elac, il n'y en a pas un seul... L'évolution du mouvement chicano vade la rébellion au commerce. De la marge à l'institutionnalisation. La fin des années soixante-dix est le moment des choix ; et on y décerne une mutation qui va dans le sens de l'exploration des univers personnels, au détriment d'une parole sociale. Les premières expositions chicanos dans les galeries privées datent du début des années quatre-vingt. L'exposition de l'Elac, à travers la quinzaine d'artistes invités, tente une vision historique à partir d'un parcours thématique de vingt ans de création chicano. Source : "Voilà les anges" / Nelly Gabriel in Lyon Figaro, 11 décembre 1990, p.33.

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