[Basserode à la Galerie Lydie Rekow]

[Basserode à la Galerie Lydie Rekow]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0236A 05
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 17,5 x 12,5 cm (épr.)
descriptionAdresse de prise de vue : Basserode, Galerie Lydie Rekow, 38 rue Franklin, Lyon 2e.
historiqueExpérience prégnante chez Lydie Rekow où Basserode, l'artiste invité, est visiblement fasciné par le vivant et les rapports Nature/Culture. Une puissante odeur de terre et la volupté de marcher sur une matière des plus moelleuses vous introduisent physiquement dans l'univers du sculpteur qui a installé ses pièces au milieu de la galerie sur un sol couvert de tourbe. Evolutives et périssables, ses oeuvres d'argile, de terre et de bois voient au gré des arrosages le gazon les recouvrir, des tuyaux d'orgue alimentés par quelque mécanique les faire chanter... D'autres inventions tout aussi poétiques participent à cette respiration de la nature que Basserode entend rendre tangible à travers ses gestes artistiques. Ni Arte Povera, ni land art, art process à sa manière, la démarche de Basserode n'est sous-tendue par aucune nostalgie d'une nature mythique, ou un quelconque discours écologique. C'est plus une réflexion métaphorique sur l'homme et sa condition. Avec leur naissance, leur vie et mort, ses sculptures appartiennent à l'éphémère, et sont emblématiques de l'esprit du temps qui est à l'ici et au maintenant. pour Basserode, l'art n'est plus anti-destin. Au contraire, il participe au plus proche du cycle naturel et de l'éternel recommencement qui voit vie et mort s'engendrer réciproquement. L'erreur commune étant peut-être de placer l'éternité dans l'immuable. Basserode la situe dans la métaphore. Source : "Peinture et nature" / Nelly Colin in Lyon Figaro, 28 mars 1989, p.27.
note bibliographiquePhotographie reproduite in Lyon Figaro, 28 mars 1989, p.27.

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