[Musée d'art et d'histoire de Chambéry : exposition sur...

[Musée d'art et d'histoire de Chambéry : exposition sur l'Arte Povera]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0216 04
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
descriptionAdresse de prise de vue : "Turin 1965-1987, de l'Arte Povera dans les collections publiques françaises", exposition au Musée d'art et d'histoire de Chambéry, 890 chemin Charmettes, 73000 Chambéry.
historiqueDepuis qu'il a récupéré les collections de son homologue des beaux-arts, fermé, le Musée Savoisien a ce charme éclectique et émouvant des collections de province à vocation encyclopédique. Un peu de peinture primitive, quelques vestiges lapidaires, un zeste de gallo-romain, l'éventaire succinct et fouillis de richesses arts et traditions populaires... Un microcosme de connaissances en quelques salles. On y découvre aussi une exposition contemporaine sur deux niveaux : "Turin 1965-1987, de l'Arte Povera dans les collections publiques françaises". Les nostalgiques de la superbe manifestation turinoise de 1984, "Coerenza in coerenza", seront déçus. De même que les visiteurs de certaines expositions particulières et particulièrement réussies (Zorio à Beaubourg, Paolini au Nouveau Musée, Kounellis à Bordeaux...). Le Musée de Chambéry propose en effet aux visiteurs assez peu de pièces, et certaines déjà pas mal vues en Rhône-Alpes. Mais les déçus ne devront ne s'en prendre qu'à eux-mêmes. Ils auront mal lu l'intitulé de l'exposition. Le regard posé sur l'Arte Povera est, ici, strictement limité à l'échantillonnage des oeuvres acquises (pas toutes, hélas) par les collections publiques. Exposition-bilan et non synthèse, cette manifestation nous en apprend autant sur la perception qu'ont du mouvement turinois, Fracs et autres centres artistiques que sur le mouvement lui-même. Si ces subtilités de sociologie esthétique échappent au visiteur, elles ont, paraît-il, sauté aux yeux d'une délégation culturelle germanique, frappée de l'élégance des choix. La mise en espace très sobre sous les plafonds à la française comme au premier niveau du musée n'est sans doute pas étrangère à cette appréciation. Source : "L'Arte Povera" / Nelly Colin in Lyon Figaro, 10 avril 1987, p.44-45.

Retour