[Les pigeons en millieu urbain]

[Les pigeons en millieu urbain]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0168A 04
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueAlors que Villeurbanne lance une nouvelle campagne de capture des pigeons, Brigite Bardot monte au créneau, dénonçant le "massacre". Et pourtant, la prolifération de ces volatiles constitue une réelle menace pour la salubrité publique. Toujours alerte, l'égérie de tous les mammifères, volatiles, invertébrés et autres marsupiaux de la création a un temps quitté son arche de Noé, échouée dans la presqu'île de Ramatuelle, pour monter à l'assaut des terres villeurbannaises où souffle un vent de Fronde. Brigitte Bardot s'insurge, une fois n'est pas coutume, contre les "dispositions prises par la municipalité à l'encontre des pigeons". Dans une lettre ouverte adressée à Gilbert Chabroux (pourtant personne ne semble être au courant, place Lazare-Goujon), la Jeanne d'Arc de nos compagnons à plumes et à poils dénonce "l'extermination pure et simple de ces animaux dans des conditions atroces. Le spectacle de ces oiseaux si pacifiques, si inoffensifs, exterminés massivement, est insupportable et suscite à juste titre révolte et indignation". Quel est donc cet ignominieux carnage qui se trame derrière les Gratte-Ciel ? Quel complot la municipalité a-t-elle ourdi contre les milliers de roucouleurs citadins ? A Villeurbanne, comme à Lyon et dans la plupart des grandes villes françaises, oui, on chasse le colombin niché dans les corniches, derrière les lucarnes et sous les toits de la cité. Mais, loin de s'identifier au stupide passe-temps de certains amateurs de volatiles terrassés et déplumés, la chasse au pigeon répond à des impératifs de salubrité publique, que nul ne saurait aujourd'hui contester sauf à en ignorer les tenants et les aboutissants. Source : "Bardot en campagne à Villeurbanne" / Anne-Marie Maire in Lyon Figaro, p.1 et 4.

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