[Centre de mobilisation des Réservistes de La Valbonne]

[Centre de mobilisation des Réservistes de La Valbonne]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0095 03
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueGérard Renon, secrétaire d'Etat à la Défense, a inauguré [le 12 avril 1991], à La Valbonne, le premier centre mobilisateur de l'armée de Terre capable de réunir 4000 réservistes - les réservistes représentent la moitié des effectifs des armées en cas de mobilisation - et 400 véhicules en 48 heures. La mise en service de ce nouveau complexe de mobilisation entre dans "le plan décennal de valorisation de la mobilisation". Objectif : simplifier, moderniser et adapter le système de mobilisation de l'armée de Terre afin d'accroître son efficacité. Vétustes, mal adaptés, nombreux et souvent isolés, les centres mobilisateurs avaient besoin d'être "regroupés dans des centres plus grands, plus modernes et moins nombreux", souligne Gérard Renon. La modernisation de cette infrastructure verra, à terme, la création en France de dix complexes neufs du type de La Valbonne et la réhabilitation de vingt autres qui seront notamment agrandis et réaménagés. Avant de se rendre à La Valbonne, Gérard Renon a présidé le conseil d'étude des réserves, lancé en 1983, qui se réunissait pour la première fois en province, à Lyon, siège de la nouvelle région militaire de Défense Méditerranée, créée par le plan de réorganisation de la Défense. "Dans quelques mois, un document définitif sera établi afin de donner aux réservistes tous leurs droits et devoirs", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Défense. Actuellement, le conseil d'étude a pour mission de construire une réflexion sur le rôle et l'avenir des réservistes. Il devra faire des propositions sur la réforme de l'organisation et du fonctionnement des réserves et chercher les moyens d'améliorer" leur efficacité dans le domaine de l'instruction et de l'entraînement. Le secrétaire d'Etat à la Défense a retenu un certain nombre de propositions émises par le conseil d'études des réserves visant à améliorer la gestion et le système de convocation des réservistes. Plusieurs systèmes de gestion informatique, en cours d'élaboration ou de développement, devraient simplifier cette gestion. Par ailleurs, les capacités existant dans divers secteurs d'activité, tels les services médicaux civils, entreprises de transport spécialisées dans le transit portuaire ou flotte civile d'hélicoptère seront mieux prises en compte. D'autre part, la communication entre l'armée, les employeurs et les réservistes sera améliorée. Il est envisagé de solliciter le volontariat d'un cadre de réserve au sein de chaque entreprise. Il deviendrait le correspondant officiel des armées et des réservistes de la firme vis-à-vis de l'employeur. Afin de mieux intégrer ses cadres de réserve, l'armée de Terre étudie l'élaboration d'un bulletin d'information qui serait adressé au domicile de chaque officier et sous-officier de la réserve utile, soit quelque cent mille exemplaires. Le premier exemplaire devrait être réalisé vers l'été [1991]. Toutes les personnes ayant effectué le service national entrent obligatoirement dans la réserve jusqu'à l'âge de 35 ans. Cette limite d'âge pouvant être reportée de 41 à 66 ans, selon le grade. D'autre part, la réserve dite de Défense, qui s'étend jusqu'à 50 ans, concerne les réservistes du service militaire et de la police après 35 ans, ceux qui ont fait la coopération, l'aide technique ou un service civil ainsi que tous ceux qui ont été dispensés ou exemptés d'un service actif ou réformé lors de ce service actif. Source : "La réserve de Renon" / David Chapelle in Lyon Figaro, 13 avril 1991, p.5.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP03699.
note bibliographique"Lyon, capitale de la Réserve" / Jocelyne Vidal-Blanchard in Lyon Matin, 13 avril 1991. - "Le Centre mobilisateur de La Valbonne : efficacité d'abord" / Antoine Rousset in Le Progrès de Lyon, 13 avril 1991. - Lyon Figaro, 2 juillet 1991, p.8.

Retour