[Site des futures "Puces du Canal", à Villeubanne...

[Site des futures "Puces du Canal", à Villeubanne Saint-Jean]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0064A 06
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueEn septembre 1994, le puces de Lyon pourraient revenir à la case départ ou presque. Vaise n'était qu'un espace de transit. Trois professionnels ont parié sur du définitif, à quelques pas de l'ancienne Feyssine.
historiqueIl ne manque plus que l'accord des politiques... La plupart des marchands, eux, l'ont donné tacitement, [le 9 juin 1994], en allant découvrir le site de ce qui pourrait devenir officiellement, à la rentrée, les nouvelles puces de Lyon. Ils étaient plusieurs centaines, informés [le 5 juin] par voie de tract, à défiler pour donner leur avis sur les futures "puces du canal". Dans l'ensemble, la satisfaction se lisait sur les visages et à en croire les plus de quatre-vingt-dix signatures, promesses d'engagement, l'humeur de quelques brocanteurs, grincheux par nature, ne devrait pas changer grand-chose à l'affaire. A cinq cents mètres à vol d'oiseau de la Feyssine, au bord du canal de Jonage, au fin fond du quartier Saint-Jean de Villeurbanne, le terrain de Constant Giorgi n'attend plus que les joyeux déballages dominicaux. Ici pas de riverains pour se plaindre du flot de voitures, juste des usines et une école en partance. La route d'accès encore cahotante devrait être remise à neuf d'ici peu. "On s'y retrouve enfin". Un bâtiment tout neuf de 5000 mètres carrés et, autour, un espace de deux hectares et demi "avec possibilité d'extension", l'aubaine fait rêver tous les nostalgiques de la Feyssine. Cependant, la solution proposée par Denise David, Alain Deyagère et Jean-Pierre Gaboriaux aux brocanteurs encore installés à Vaise et aux autres amateurs arrive peut-être un petit peu tôt pour certains. Certes, il fallait trouver un autre emplacement car dans deux ans, à Vaise, la chine sera priée de s'exporter sous d'autres cieux. Le maire de Lyon et président de la Communauté urbaine en a fait une condition sine qua non, quand en juin 1993, on a annoncé officiellement le déménagement des puces de la Feyssine aux bords de Saône, pour cause de construction du périphérique nord. A l'époque, déjà, les trois antiquaires avalent propose in extremis cette alternative. L'installation sur un terrain voisin de la Feyssine, susceptible d'accueillir trois cents marchands et particuliers et de renouer ainsi avec la tradition villeurbannaise en aurait alors séduit plus d'un à l'époque, mais la proposition arrivait alors si tard, après des mois de négociations acharnées. Le feuilleton du déménagement des puces de la Feyssine avait trop longtemps alimenté la chronique pour se payer un dernier aller retour contre l'avis d'une Communauté urbaine excédée. Il reste à espérer que, cette fois encore, on ne soit pas allé trop vite. Source : "Le canal des Puces" / N.B. [Nathalie Blanc] in Lyon Figaro, 10 juin 1994, p.3.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP06826.

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