[Centre horticole de Cibeins à Misérieux (Ain)]

[Centre horticole de Cibeins à Misérieux (Ain)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT0006 13
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueOccupant la troisième place au palmarès du fleurissement français, Lyon se devait d'acquérir des équipements à la hauteur. C'est désormais chose faite : en plus d'une pépinière de 22 hectares, elle vient de se doter de 5148 mètres carrés de serres au fonctionnement des plus modernes, pour un investissement global de 7,1 millions de francs. Le programme de construction de ce Centre horticole s'inscrit dans le cadre d'une politique générale d'écologie urbaine. Approuvé en 1989 par le Conseil municipal, il permettra le remplacement des serres de production du parc de la Tête-d'Or, devenues trop vétustes. La municipalité lyonnaise dispose, depuis 1918, d'un domaine de 250 hectares sur la commune de Misérieux, don des comtes de Cibeins. Selon la volonté des donateurs, Edouard Herriot y a créé une Ecole municipale agricole, tout en conservant la jouissance d'environ 38 hectares pour la ville. En 1987, l'ancienne pépinière de Décines y est transférée. En 1991, le regroupement des serres de production et de la pépinière semble pouvoir faciliter la gestion du personnel et du matériel. Tout a été mis en oeuvre pour obtenir les conditions climatiques propres à assurer la croissance optimale de chaque plante, en limitant les consommations d'énergie. "Température du pot, de l'atmosphère, aération, écran d'ombrage, écran thermique, humidité en fonction des exigences des végétaux et des conditions climatiques du moment, l'ensemble de ces paramètres est géré par ordinateur, explique François Roux, l'un des responsables du Centre. L'arrosage des plantes est réalisé par des diffuseurs aériens ou des tubes capillaires apportant l'eau directement dans chaque pot", ajoute-t-il, avec un air de satisfaction qui, à lui seul, laisse percevoir le perfectionnement des lieux. La mission d'un tel centre ? "Satisfaire à n'importe quel moment de l'année tous les besoins floraux de la ville". Des plantes fleuries seront ainsi maintenues en permanence en culture, pour répondre aux besoins imprévus et assurer les remplacements en cours de saison, dus aux détériorations quelconques ou à la création de nouveaux espaces verts. Différentes études ont montré que la production municipale serait plus rentable que le recours à des entreprises privées, "offrant l'avantage d'une souplesse dans les approvisionnements", comme l'a souligné Michel Noir lors de l'inauguration du site. Il a d'autre part affirmé que, loin d'être un problème, "l'éloignement du Centre horticole oblige à une organisation des livraisons plus pointue et mieux gérée, tous les besoins étant centralisés et les plantes transportées par camions et déposées directement près des sites de plantation." Vérification à venir avec la livraison pour la Toussaint de plus de vingt mille chrysanthèmes, tenue d'automne des parterres lyonnais. Source : "Lyon joue l'effet de serre" / Anne Mosoni in Lyon Figaro, 21 octobre 1991, p.5.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP04536.

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