[Ouverture du procès d'Action Directe-Lyon]

[Ouverture du procès d'Action Directe-Lyon]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP00041 020
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
historiqueJournée morne et triste autour et dans le palais de justice de Lyon. Seul l'imposant dispositif policier rappelait la portée de l'événement. "La seule chose qui aurait pu surprendre et donner un peu d'intérêt à cette journée, c'est qu'il y ait un renvoi !". Assez révélateur, ce diagnostic d'un vieux chroniqueur judiciaire. Comme celui d'un avocat : "Je sens pas l'ambiance, je me tire, je reviendrai la semaine prochaine !" Le tout relayé par un fonctionnaire de police : "C'est mou, on s'emmerde... J'attendais des terroristes, des types impressionnants. J'ai l'impression d'assister à un procès de braqueur". Mal parti, c'est vraiment mal parti pour cet "événement judiciaire". Après l'appel des témoins, c'est dans une salle à moitié vide que s'est déroulée la première audience du procès d'Action Directe-Lyon. Et en fin d'après-midi, alors que commençait la lecture de l'acte d'accusation, c'était presque le désert. A peine quelques avocats sur les marches du Palais pour discuter avec des journalistes devant une poignée de photographes désoeuvrés... Des airs un peu moroses, une sorte de léthargie : "Et dire que ça va durer sept semaines !", grogne un déçu. Pourtant ce 16 mai 1989 s'annonçait bien. On allait enfin voir ces fameux "terroristes" lyonnais, André Olivier, Frérot, Blanc... bref, le noyau dur de la branche lyonnaise d'Action Directe. Apercevoir leurs amis et leurs victimes au coude à coude dans la fameuse salle du procès Barbie. Et assister aux retrouvailles de ce petit monde médiatico-judiciaire... Source : "Un palais gris muraille" / Philippe Brunet-Lecomte in Lyon Figaro, 17 mai 1989, p.4.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 129 négatifs.

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