[Christian Prouteau, préfet de police]

[Christian Prouteau, préfet de police]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP00035A 006
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historiquePère fondateur du Groupement d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) en 1973, responsable de la sécurité présidentielle en 1973 puis coordonnateur de la cellule antiterroriste à partir d'août 1982, le "super-gendarme" Christian Prouteau a quitté l'Elysée pour les montagnes d'Albertville. Nommé représentant du ministre de l'Intérieur auprès du délégué aux jeux Olympiques le 1er octobre 1988, il se voit chargé de toute la sécurité des jeux. Son état-major, installé sur la commune de Barberaz, non loin de Chambéry, sera inauguré le 1er juin 1989 par le président de la République François Mitterrand. A cette occasion, ce dernier pourra s'initier au maniement de l'intelligence artificielle puisqu'un réseau, embryon du futur système "d'aide à la décision" voulu par Prouteau, sera mis en démonstration. Composé d'une vingtaine de personnes, toutes détachées des grands services de sécurité comme la Gendarmerie, la Police nationale, la Sécurité civile, les pompiers, l'Equipement ou encore l'Armée. La "montée en puissance" des effectifs devraient amener, à la veille des jeux, quelque neuf mille personnes sur le terrain. Le PC opérationnel sera alors transféré à Albertville et placé sous la responsabilité administrative du préfet de Savoie. Le site olympique sera divisé en six zones comprenant les communes d'Albertville, Les Saisies, Brides-les-Bains, Moutiers, La Léchère, Méribel, Les Menuires, Courchevel, Pralognan, les Arcs, la Plagne, Tignes et Val-d'Isère. Chargé de plancher sur tous les aspects de la sécurité, l'état-major devra résoudre les problèmes d'entonnoir routier dans la Tarentaise, les problèmes de circulation aérienne, de secours santé, avec le concours des hôpitaux de campagne de l'armée, la sécurité des sportifs et des spectateurs, avec, entre autres, la mise à l'étude d'un nouveau système d'accréditation. La préparation concrète de tous ces dossiers commencera en juillet 1989. A quarante-quatre ans, le préfet Prouteau a donc décidé de voir grand. Lors d'un entretien, il explique à Lyon Figaro sa conception de la sécurité et les mesures "révolutionnaires" qu'il compte prendre pour les Jeux Olympique d'Albertville en 1992. Source : "Le système-Star de Prouteau" / Propos recueillis par Carole Chatelain in Lyon Figaro, 13 mai 1989, p.3-4.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 79 négatifs.
note bibliographiqueWikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Prouteau (consulté le 05-12-2014).

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