[Carrière de pierres de Villebois à Parmilieu]

[Carrière de pierres de Villebois à Parmilieu]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPT0259D 09
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueA Londres et Hong-Kong, en Floride et à Hawaii, la pierre de Villebois n'a cessé de grimper aux murs. Ceux de la British Library, des grands hôtels, centres commerciaux et immeubles de bureaux. Lorsqu'ils adoptent les calcaires clairs et durs du Bugey, les constructeurs étrangers acceptent des factures dépassant les devis proposés par les carriers espagnols ou italiens, c'est un choix. Qui mêle esthétique, qualité du matériau et de la taille, un choix auquel Lyon, des années durant, s'est refusé. Après avoir raffolé des pierres de Villebois et les avoir utilisées dès 1730 en rive droite du Rhône puis, côté Brotteaux, tout au long du XIXe siècle, les Lyonnais ont bâti comme tout le monde, avec les matériaux composites d'une architecture sans identité géographique. Ajoutez aux mixtures nouvelles et aux crépis retrouvés, l'irrésistible attraction qu'exerce sur l'élu toute carrière située au sud du 45e parallèle, sur la route de ses vacances, et l'on obtient des parements et des pavements qui brouillent jusqu'à l'identité de la ville. Il aura fallu que s'imposent des notions de patrimoine et, avec elles, l'idée qu'on ne peut revendiquer l'internationalité qu'en affirmant son appartenance à un terroir pour que la palette des pierres locales remonte aux frontons. Après les places Pradel, Poncet et Adolphe-Max, les carriers "de Villebois" ont emporté le marché du futur palais de Justice. Début octobre 1994, les conseillers communautaire ont de même ratifié les dernières grandes livraisons de pierres la Cité Internationale. Des pierres de Villebois, celles d'un bassin géologique de près de trois kilomètres carrés, celles qui ont fait vivre jusqu'à cinquante entreprises sur cette pointe Sud du Jura, celles qui naguère descendaient le Rhône sur de grandes barges, les "rigues". Celles qu'exploitent encore trois carriers. Deux d'entre eux, De Haese et Guinet-Derriaz associés pour l'occasion, ont emporté le marché de la Cité Internationale. Source : "Jurassique town" / Sophie Bloch in Lyon Figaro, 8 octobre 1994, p.3.

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