[Découverte archéologique à Luc-en-Diois (Drôme)]

[Découverte archéologique à Luc-en-Diois (Drôme)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPT0067 10
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
historiqueA Luc-en-Diois, un petit village reculé de la Drôme, la vie n'est pas facile pour Louis Riou. Le calvaire de ce retraité remonte au découpage du plan d'occupation des sols de 1987. Le verdict est sans appel, son terrain étant situé en "zone NA", le propriétaire est contraint de diviser sa propriété en lots. Louis Riou, qui rêvait d'y construire sa maison de campagne, se plie à la loi, engage des fonds et, l'année suivante, lance les travaux de viabilité sur ses terres... Seulement voilà, le retraité joue de malchance. Entre deux tranchées ne se casse-t-il pas le nez sur un bas de colonne romaine, puis sur deux amphores funéraires, quelques tuiles et mosaïques ? Consciencieux, Louis Riou signale ses découvertes. D'autres se contentent de repousser sur le bas-côté du chantier leur pêche encombrante... Le doigt sur la bouche. Car les voisins de Louis Riou, une société d'entrepreneurs propriétaire des terrains alentour (le lotissement du Chant du Clos), sont confrontés au même impondérable. La société vend des lots de terrain à des particuliers et, si ces derniers désirent construire, elle offre ses services. "C'est une façon de faire de l'embauche. Surtout chez les petits artisans de la région", explique Georges Chaffoy, le maître d'oeuvre de l'équipe. Alors, quand la pelle mécanique a sorti le premier vestige, puis le second... On s'est bien gardé de le crier sur les toits. Pourtant, ce qui devait arriver, arriva : Louis Riou et ses voisins sont contraints de stopper l'ensemble de leurs travaux. Car la Direction des antiquités historiques projette maintenant de racheter ces terres "fécondes", au prix du terrain viabilisé... Source : "Le cadeau de César" / Catherine Guinard in Lyon Figaro, 31 mai 1990, p.3.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP02276.

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