[Hôtel des ventes de Vaise]

[Hôtel des ventes de Vaise]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPT0064A 14
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
descriptionAdresse de prise de vue : Hôtel des ventes de Vaise - Etude Milliarède-Besch, 3 avenue Sidoine-Apollinaire, Lyon 9e.
historiqueMaître Besch est daltonien. Enfin, c'est ce qu'il dit et redit quand la couleur est trop criarde, et l'objet si hideux qu'il vaut mieux éviter la description. Ce 30 décembre 1987, Jean-Pierre Besch, commissaire-priseur, menait d'un esprit badin la dernière vente aux enchères de l'année. Du tout venant, bien venu et bien vendu. Une de ces ventes comme l'hôtel de Vaise en accueille tous les mercredis, depuis qu'en mai 1987 l'étude Milliarède-Besch s'est installés avenue Sidoine Apollinaire. Trois heures d'enchères ordinaires, sans star, sans record et dépourvues de tout prestige, mais symbolisant jusqu'à la caricature l'exercice et ses rites. Maître Besch en première ligne donc, son épouse et un assistant dans le fond du décor, deux hallebardiers-machinistes enfin, parfaitement indispensables à l'action, passés maîtres eux aussi mais dans le maniement de la commode et de la soupière. La salle semble avoir de même ses habitudes et ses habitués : côté jardin, la redoutable Mme Chevier, à qui n'échappe aucune porcelaine, et Jean-Pierre, dit Bric-à-brac. Côté cour, les Arnaud, tout au fond, qui font une fixation sur les crucifix, Mme Beyle, M. Perréon, mais aussi le jeune homme tout spécialement venu pour une bande dessinée longtemps convoitée, et cet autre exclusivement intéressé par un rasoir électrique Braun, ni franchement moderne ni vraiment antique. A quatorze heures quarante cinq, on commence, et pour ne pas tomber tout de suite dans l'électroménager, on fait dans l'art. Ou presque. Source : "Le dernier inventaire" / Sophie Bloch in Lyon Figaro, 31 décembre 1987, p.34.

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