[Dossier judiciaire des huissiers-déménageurs]

[Dossier judiciaire des huissiers-déménageurs]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP00016A 008
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historiqueLe 9 mai 1989, André Olivier, l'idéologue de la branche lyonnaise d'Action directe, a pris un bon bol d'air. Une semaine avant l'ouverture de son procès, il a effectué une promenade de santé dans les Monts-d'Or. C'est en effet à titre de partie civile qu'il a participé à un transport de justice organisé par le doyen des juges d'instruction de Lyon, Jacques Hamy, en charge du dossier des huissiers-déménageurs. On sait qu'en août 1986 - alors que, les uns après les autres, les membres du groupe terroriste tombaient dans les filets policiers - trois officiers ministériels pillaient benoîtement l'une des caches louées par Joëlle Crépet, un logement situé rue Robin, à Lyon, et destiné à servir de base stratégique à André Olivier (arrêté en mars 1986), Max Frérot (arrêté en novembre 1987) et leurs amis. Opérant une saisie-gage puis une saisie-expulsion, les huissiers Alain Carret, Hervé et François Petitjean raflaient deux cantines, du matériel-sons dont un scanner, et ils dispersaient un certain nombre de documents appartenant aux occupants des lieux. Pour déterminer les conditions exactes de la destruction de ces archives, le juge d'instruction a organisé deux étapes-interrogatoires sur les bords de Saône. Rive droite, à proximité du pont de Neuville, Alain Carret - assisté de son conseil, maître Muselli - a expliqué au magistrat comment, en pleine nuit, il avait pu se débarrasser de cet encombrant colis de papiers, livres et autres dossiers. Rive gauche, à hauteur de Rochetaillée, Hervé et Jean-François Petitjean - accompagnés de leurs avocats, maître La-Phuong et Piloix - ont montré l'endroit où ils s'étaient livrés à la même besogne avec une autre partie du butin. Source : "Le constat d'Olivier" / Gérard Schmitt in Lyon Figaro, 10 mai 1989, p.3.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 119 négatifs.

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