Grèves

[Manifestation du 21 mars 1967]

Grèves
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0702 B06 22 322 00013
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 6 x 6 cm
descriptionInscription(s) sur l'image : "Impôts des travailleurs" ; "Garantie de l'emploi" ; "Rhodia Belle-Etoile en grève depuis le 7 mars" ; "Réduction du temps de travail, augmentation des salaires, cessation des discriminations, libertés syndicales". Sur une pancarte à l'effigie d'un bébé : "C'est pour toi que depuis le 7 mars ton père se bat".
historiqueLes grèves de 1967 sont décrites par les observateurs comme des références pour le mouvement ouvrier. Pendant plus de trois semaines le quartier de Vaise est le théâtre d'une grève extrêmement dure. En effet, par solidarité avec le mouvement engagé par les usines de Besançon, la Rhodiaceta de Vaise se lance dans une grève reconductible sans occupation d'usine qui, commencée le 7 mars 1967, se termine le 23 du mois, après l'intervention du ministre des affaires sociales dans les négociations entre patronat et syndicats. Si les usines de Vaise et de Besançon reprennent le travail le 24 mars - non sans avoir obtenu gain de cause sur le sujet des salaires - l'usine Rhodiaceta Belle-Etoile reste quant à elle inactive jusqu'au 4 avril 1967. A la manifestation du 21 mars 1967, 15.000 manifestants défilent de la place Tolozan, siège du groupement interprofessionnel lyonnais, à la Bourse du Travail où ils participent à un meeting de protestation. Le cortège qui emprunte l'avenue de Saxe est précédé d'une immense banderole, symboliquement portée par deux métallos, deux ouvriers du textile artificiel, un travailleur des industries chimiques, et sur laquelle se détache, en grandes lettres rouges : "Patrons, négociez !". Source : "Histoires d'une usine en grève : Rhodiaceta 1967-68. Lyon Vaise", Lyon, 1991, et La Voix du Lyonnais, 26 mars 1967.
note à l'exemplaireLe titre principal de la photographie reprend les annotations de Georges Vermard sur les pochettes de négatifs. Dans le cas contraire, il a été forgé par la Bibliothèque de Lyon et placé entre crochets.

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