[Georges Govy]

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localisation Bibliothèque municipale de Lyon / P0701 006BIS N2606 C1087
technique 1 photographie négative : noir et blanc ; 6 x 6 cm
description De gauche à droite : Germaine Marx (née Bickert), épouse du secrétaire général du "Progrès de Lyon", et l'écrivain Georges Govy. En retrait sur la gauche : Régis Neyret, directeur de la revue "Résonances". Adresse de prise de vue : Chez Morateur, 14, rue Grôlée, Lyon 2e.
historique En 1953, Robert Proton de la Chapelle, également connu en tant que critique musical du quotidien "L'Echo-Liberté" sous la pseudonyme de Robert de Fragny, confiait la création et la direction d'un nouvel organe de presse à Régis Neyret, jeune ami de son fils Raymond. Le premier numéro de "Résonances" paraissait au début du mois d'octobre 1953 aux éditions S.M.E., petite maison d'édition qui publiait également "Métallurgie", organe du patronat de la métallurgie régionale. D'abord destinée à être le support de l'orchestre philharmonique de Lyon en donnant notamment ses programmes, la revue "Résonances" s'est rapidement ouverte à tous les aspects de la vie culturelle. Ses premiers numéros regroupaient ainsi des articles de Parisiens et de Lyonnais. Au plan lyonnais, chaque rubrique avait sa plume : Suzanne Michet pour les lettres, Marcel Michaud pour la poésie, Jean-Jacques Lerrant pour la peinture, Henri Joly - sous la signature ASL - pour le théâtre, Albert Gravier et Robert de Fragny pour la musique, Maurice Montans pour le cinéma et la télévision. Sans compter les occasionnels qui se joignirent à la revue par amitié : Maurice Jacob, le docteur Edmond Locard, les journalistes Marc Sonnet (L'Echo-Liberté) et Robert Butheau (Progrès de Lyon), les écrivains Gabriel Chevalier, Joseph Jolinon et Jean Reverzy, le critique d'art Marius Mermillon... et quelques "extras", comme Ennemond Trillat, Pierre Combet-Descombes et beaucoup d'autres. Un an après le lancement de la revue, un concours de nouvelles fut organisé et, peu à peu, "Résonances" se colora plus de littérature que de musique, ce qui conduisit à organiser des réunions amicales et hebdomadaires sur le principe des cafés littéraires : les "Rencontres de Résonances". A partir du 18 novembre 1955 et pendant deux saisons, elles se déroulèrent chez Morateur, restaurant lyonnais de la rue Grôlée alors dirigé par Nelly Poirier. Selon un rituel bien établi, les personnalités du monde des arts et des lettres arrivaient à Lyon le vendredi et étaient emmenées chez Morateur où, conviées à boire un verre, la soirée se terminait par une rencontre-débat animée au micro par Maurice Montans. Le samedi, les écrivains signaient leur livre dans l'une des librairies lyonnaises - généralement à la librairie La Proue ou à celle des Archers -, puis le week-end se clôturait par le concert de la philharmonique, le dimanche à 18 heures. L'expérience des "Rencontres de Résonances" cessa, en plein succès, au mois de juin 1957.
note bibliographique "Les Rencontres de Résonances" / R.N. [Régis Neyret] in Résonances, no.32, 1er décembre 1955, p.28-29 [BM Lyon, 950743]. - Cinquante ans de vie culturelle à Lyon 1924-1977 / Robert de Fragny, 1982, p.126-130 [BM Lyon, 6900 X0.8 FRA]. - "Résonances et le Prix de la nouvelle" / Régis Neyret in L'intelligence d'une ville : vie culturelle et intellectuelle à Lyon entre 1945 et 1975 [...], 2006, p.231-238 [BM Lyon, 6900 X0.9 INT]. - "Chez Morateur dans les année 50-60" / André Mure in Le Progrès de Lyon, 18 août 2001 [BM Lyon, 950002].

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