[14e Congrès de l'Association française des centres de...

[14e Congrès de l'Association française des centres de formation professionnelle du barreau (19-20 octobre 1989)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTP0588 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 17,5 x 12,5 cm (épr.)
descriptionJean Bonnard, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Lyon (1988-1990).
historiquePour les avocats, réunis [le 19 octobre 1989] à l'Espace Tête-d'Or, l'événement était de taille. Pour la première fois dans les annales, un garde des Sceaux honorait de sa présence un congres de l'Association française des centres de formation professionnelle du barreau. Visite d'autant plus importante que les 300 juristes qui se sont retrouves à Lyon, doivent s'interroger deux jours durant sur leur avenir européen, sur leur formation comme sur "l'adéquation de leur pratique avec la demande du public", ce qui explique la participation à la discussion de personnalités étrangères au barreau, comme M. Christian Boiron. Premier thème abordé par les congressistes comme par M. Pierre Arpaillange : le rapprochement des professions d'avocats et de conseillers juridiques. A ce propos le ministre devait déclarer en substance : "J'ai conscience de l'urgence qu'il y a de vous doter des moyens nécessaires pour réussir l'avenir européen. Vous savez que le gouvernement est très attaché à ce projet de rapprochement. La Chancellerie a d'ailleurs élaboré deux projets de loi, mais il va de soi qu'aucune réforme n'interviendra sans qu'il ne soit procédé à une large consultation". Des propos qui ne semblent pas avoir rassuré des congressistes considérant que les choses vont trop lentement face à une échéance européenne qui se rapproche chaque jour. D'autant, que désormais les notaires, voudraient se joindre aux avocats et aux conseillers juridiques comme le faisait savoir Me Mario Stasi, président de l'association invitante qui précisait : "D'ailleurs une coordination a été mise en place pour réfléchir à la question". Sur la formation générale des jeunes avocats, le ministre devait déclarer à la grande satisfaction de l'auditoire : "II serait peut-être temps que magistrats et avocats retrouvent une formation commune. Le consensus devenant de plus en plus indispensable entre ces deux professions". Enfin, M, Arpiillanqe devait souhaiter que l'avocat reste "un homme d'écoute et de défense. Le judiciaire ne doit pas être le parent pauvre du juridique, la justice aurait à en souffrir, la démocratie en pâlirait. Que penser d'un jeune voulant devenir très exclusivement un avocat d'affaires ?". Aussitôt le ministre reparti, les congressistes entamaient leurs travaux pratiques qui doivent se poursuivre jusqu'[au 20 octobre], Ils "plancheront" sur les services que peuvent rendre leur profession dans différents secteurs de l'activité économique de l'agriculture à l'administration en passant par le commerce et l'industrie. Source : Le Progrès de Lyon, 20 octobre 1989.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP00769.
note bibliographique"Pierre Arpaillange à Lyon" / J.C.G. in Lyon Matin, 21 octobre 1989.

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