[Les Thermes de Charbonnières (Rhône)]

[Les Thermes de Charbonnières (Rhône)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0707 CRDP R00308
technique1 photographie positive : diapositive couleur ; 24 x 36 mm
descriptionInscription(s) sur l'image : "Source Marsonnat".
historiqueLongtemps dite "source de Charbonnières", elle se trouve sur la commune de La Tour-de-Salvagny. On l'appelle également "source Marsonnat". C'est en effet l'abbé Louis Rougeat de Marsonnat, né en 1715 à Ambérieu, curé de Tassin et de son annexe Charbonnières de 1740 à 1797, date de sa mort, qui en est l'inventeur, pour en avoir personnellement expérimenté les bienfaits le 30 septembre 1778 : "Les eaux de Charbonnières sont excellentes dans toutes les maladies ..." [Marsonnat ; BM Lyon, 350018]. En 1778 la source faisait partie de l'immense domaine de la Croix-Laval : "La source se trouve dans une vallée environnée de monticules ; elle sort avec rapidité à un pied et demi au-dessous du terrain, à travers les pierres amoncelées d'une levée de moulin qui a trente cinq pieds de hauteur" [Marsonnat ; BM Lyon, 350018]. Le moulin en question avait été un moulin à farine et à huile. En 1785 il fut affecté à la source : "pour mettre à l'abri les malades des intempéries de l'air, le sieur de Laval cède une petite maison joignant la source dans laquelle était autrefois établi un moulin à huile. Ce petit bâtiment mesurait à l'intérieur 12 à 15 pieds carrés" (soit environ 16 mètres carrés). Dans le même temps, M. de Lacroix-Laval ayant obtenu la reconnaissance d'utilité publique de la source, demandait au Gouvernement d'en "rendre plus pratiquable laxces". Le 14 octobre 1785, Jean-François Lallié, ingénieur de la Généralité de Lyon, demandait "un devis des travaux nécessaires pour rendre praticable et commode l'abord des eaux", devis qui était présenté le 9 novembre 1785, par Panay, ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées (A.D.R., 1C 145). La famille de Lacroix-Laval est restée propriétaire de la source jusqu'en 1873. L'eau jaillit sur le territoire de La Tour-de-Salvagny, dont la limite avec Charbonnières avait été établie en 1762 : "Près dudit château [de Laval] se fait la jonction du ruisseau venant et passant sous le pont de la Mercruire [la Beffe] lequel... aboutissant à celui de la Grande Rivière, près dudit château sert de division et de confins à la justice de Lentilly, La Tour et dépendances d'avec celle de Laval (Procès-verbal d'assise de la juridiction de Lentilly, La Tour-de-Salvagny et dépendances, des 5, 6, 7, 8, 9 octobre 1762, A.D.R., 10G 2413, 2B 266). Ces limites devaient être légèrement modifiées en 1827 : "Partant de l'angle Sud-Ouest du mur de soutènement d'une propriété à M. Delaval, sur le côté oriental de la rivière de Charbonnières et à environ 5 mètres de la source des eaux minérales, nous avons reconnu d'après l'indication de MM. les maires des communes de Charbonnières et de La Tour-de-Salvagny que la ligne qui sépare leurs territoires se dirige au Nord-Est, suit ledit mur de soutènement, passe sur la source des eaux minérales qui entrent sur Charbonnières et va se terminer à une petite cascade formée par le ruisseau de la Beffe distante de dix mètres de ladite source des eaux minérales. Ce point ayant été reconnu être celui de contact des communes de Charbonnières, de La Tour-de-Salvagny et de Dardilly, nous avons clos cet article de notre procès-verbal que MM. les Maires ont signé avec nous" (Article 2 de l'extrait du Procès verbal de délimitation de territoire du 29 octobre 1827, Service du Cadastre, et A.C. dossier M4). Durant de longues années, la proximité immédiate de la source par rapport aux limites des communes, ne manqua pas de susciter entre Charbonnières et La Tour-de-Salvagny une dure rivalité. En 1908 le conseil municipal de Charbonnières demandait à l'administration préfectorale la mise à l'enquête d'un projet de modification des limites des communes tendant à distraire de La Tour-de-Salvagny une superficie de 20 hectares appartenant à la Société des eaux minérales (A.C., D.C.M. du 22 mars 1908, dossier VII). Ce projet fut refusé par le Conseil de Préfecture. Enfin "Par décret en date du 15 décembre 1987, le groupe des communes Charbonnières-les-Bains - La Tour-de-Salvagny est érigé en station hydrominérale. Le décret du 9 avril 1927 érigeant Charbonnières-les-Bains en station hydrominérale est abrogé" (Journal Officiel, 17 décembre 1987, no. 292, p.14694).
note bibliographiqueAnalyse des eaux minérales de Charbonnières, dites de Laval / De Marsonnat, 1784 [BM Lyon, 350018]. - La Tour-de-Salvagny [Livre] / Département du Rhône, 1993, p.22-25 [BM Lyon, 6900 Z TOU].

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