[Maison de la danse (saison 1993-1994)]

[Maison de la danse (saison 1993-1994)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0252 24
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
descriptionAdresse de prise de vue : Théâtre du Huitième, 8, avenue Jean-Mermoz, Lyon 8e.
historiqueLa Maison de la danse emménage officiellement le 7 octobre 1993 au Théâtre du Huitième, en ouvrant sa saison par trois spectacles invités. Sur une scène considérablement améliorée par trois mois de travaux.
historiqueMai soixante-huit. La France à la fièvre et Lyon... inaugure son nouveau théâtre du Huitième. En fait une simple salle des fêtes demandée à l'un des architectes bien en cour du moment : Pierre Bourdeix, et que l'on s'est avisé de transformer en salle de spectacle, en cours même de chantier. Pour le bâtiment, c'est le début d'une épopée qui passe d'abord par le théâtre vraiment populaire de Marcel Maréchal, puis par celui qui l'est nettement moins (du moins dans le sens noble du terme !), de ses multiples successeurs. Une vraie valse ! De Gironès à Françon en passant par Weber et Savary. Avant l'arrivée récente de Guy Darmet, dans un lieu désormais voué à la danse. Du moins ces directeurs ont-ils tous eu un point commun : les anathèmes qu'ils lancèrent contre les mauvaises qualités techniques du plateau. Mal commode, trop étroit, médiocre d'accès, bref leur saccageant le travail et augmentant sensiblement le coût de chaque production. Il est vrai que notre ex-salle des fêtes offre une scène à la trop faible profondeur (9 mètres), affublée d'une avant-scène circulaire hypertrophiée (6 mètres), inéquitable (ne serait-ce que pour des raisons de sécurité) et de plus située devant le rideau de fer. Du coup, chacun y est allé de son bricolage, de ses adaptations et surtout de ses éternelles demandes de dérogations, auprès de la commission départementale de sécurité. Demandes systématisées la saison [1992-1993]... ce qui aurait provoqué une salutaire lassitude de la digne institution et accéléré un brin des travaux finalement entrepris par la Ville de Lyon, propriétaire des murs. Des travaux d'un montant de 1,8 MF, réalisés sous l'égide des services techniques, avec l'aide du personnel technique du théâtre pour certains points comme l'électricité, et qui se sont déroulés de juillet à septembre [1993], dans un bâtiment vidé par la trêve estivale. Un chantier qui faisait suite à une première tranche de travaux d'importance, réalisée [en 1992] lors de l'installation de Guy Darmet et des transfuges de la Croix-Rousse, et qui visaient à un ravalement complet des bureaux, locaux administratifs et loges des artistes, à l'installation d'un nouveau jeu d'orgue (le précédant datant de la fondation du théâtre), au changement du circuit téléphonique... Le tout pour la coquette somme de 4,6 MF. Les travaux de cet été [1993] ont donc plus particulièrement visé la partie avant de la scène, ou proscenium, désormais privée de son rideau de fer (le théâtre fonctionne à présent au sein des normes sécuritaires, comme un bloc scène-salle équipé de portes coupe-feu adéquates), avec le percement du cadre de scène trop étroit, soit de deux murs en béton de treize mètres de haut et deux mètres de large. Et en plus la suppression de deux escaliers latéraux pour permettre une entrée sur la fameuse avant-scène inchangée. Désormais dotée d'un nouveau plafond indépendant de celui de la salle. Parallèlement, l'active association Lyon capitale de la Danse a entrepris pour un montant de 40.000 francs la restauration de la salle vidéo-bar, située sous la salle du théâtre, vestige des visées alimentaires de Savary, qui rêvait d'en faire un restaurant dont seules les cuisines ont été (impeccablement) installées. Sans pour autant avoir jamais servi ! C'est donc un espace scénique sensiblement modifié que retrouveront les danseurs, [le 7 octobre 1993], pour la soirée inaugurale accueillant trois compagnies invitées. Les spectateurs lyonnais, quant à eux, pourront toujours espérer que la suite prévue des travaux, sur 1994 et sur 1995, visera deux points qui leur sont chers : le ravalement des parties communes, hall d'entrée et sanitaires compris ; le confort de la salle, où les sièges sont si rapprochés que, mis à part les nains, tout spectateur a quasiment les genoux sous le menton. Ce qui n'est pas vraiment la position idéale pour savourer la danse ! "Du neuf au huitième" / Gérard Corneloup in Lyon Figaro, 7 octobre 1993, p.22-23.
historiqueLe Théâtre du Huitième a successivement été utilisé par le Théâtre du Cothurne, puis par la Compagnie du Cothurne (1967-1975), le Théâtre de la Reprise (1975-1979), le Théâtre des jeunes années (1968-1979), la Compagnie Jacques Weber (1979-1985) et le Carrefour européen du théâtre (1985-1988), avec le statut de Centre dramatique national (1972-1992). En 1989, Alain Françon reprend la direction du Théâtre du Huitième. En 1992, le théâtre est réhabilité et la Maison de la danse, jusqu'alors hébergée dans le Théâtre de la Croix-Rousse, s'installe dans ce bâtiment.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP06330.
note bibliographique"Trilogie d'un jour" / G.C. [Gérard Corneloup] in Lyon Figaro, 7 octobre 1993, p.22.

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