[Inauguration de la "Fresque des grands chefs" du...

[Inauguration de la "Fresque des grands chefs" du restaurant Paul Bocuse]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP06350B 005
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historique"Fresque des grands chefs" du restaurant Paul Bocuse à Collonge-au-Mont-d'Or. Cité de la Création, conception et réalisation ; textes de Bernard Pivot ; 1993. Inauguration : 11 octobre 1993.
historiqueLe 11 octobre 1993, Paul Bocuse a inauguré en présence de Bernard Pivot et du Tout-Lyon de la gastronomie sa rue des grands chefs. Les quarante mètres de mur intérieur du restaurant de Collonges-au-Mont-d'Or sont désormais ornés de sept tableaux, réalisés par la Cité de la Création. Ils résument l'histoire de la cuisine selon Paul Bocuse. Cette fresque des grands chefs s'offre à tous les regards, puisque le portail du restaurant restera désormais ouvert aux visiteurs. Un lieu non convenu pour un musée de la gastronomie en plein air, et une mise en image réussie. La volaille demi-deuil de la mère Fillioud ou la salade d'artichaut aux truffes noires de Jacques Pic semblent plus vraies que nature...
historiqueAucune plaque n'a encore été apposée, mais la rue Paul-Bocuse existe bel et bien. Dans la cour intérieure du restaurant de Collonge-au-Mont-d'Or, pavée à l'ancienne, le mur d'enceinte a été rehaussé de soixante centimètres et coiffé d'un petit porche pour abriter les grands maîtres de la cuisine régionale, nationale voire internationale. Paul Bocuse figure d'ailleurs en bonne place à la fin du parcours, entouré de sa famille. Des lampadaires ouvragés et des bancs publics ornent cette rue des chefs et invitent à la promenade. Le portail du restaurant est d'ailleurs ouvert aux badauds, et la veille, deux cents personnes ont d'ores et déjà admiré les fresques représentant la mère Brazier ou Jacques Pic, Jean Troigros ou Alain Chapel. Entourées, ornées de vert et de rouge, les fresques délicatement éclairées prennent tout leur relief à la tombée de la nuit. Paul Bocuse a rajouté pour l'inauguration des éléments permettant "une mise en volume". Il a ainsi suspendu des volailles à des crochets et deux oies en chair et en os accueillaient les visiteurs devant le premier tableau consacré à la gloire d'Antonin Carême... Des poissons égorgés plus vrais que nature, des pâtés appétissants, un guide Michelin de 1933 représenté grandeur nature, tout a été minutieusement représenté par les artistes de la Cité de la Création, avec un souci de reconstitution historique. Ceux-ci disposaient en effet d'une foule de documents remis par Paul Bocuse et d'autres grands chefs pour reproduire avec précision par exemple le couteau de la la mère Brazier. Des textes signés Bernard Pivot accompagnent chaque épisode. Pour l'inauguration, la petite-fille de la mère Brazier, la fille de Jean Troisgros ou encore Jacquette Chapel sont venues admirer les membres illustres de leur famille sur les murs de la rue Bocuse. Tous attendaient Bernard Pivot pour une visité commentée de cette saga des grands chefs. Ce dernier s'est fait attendre avant de lire avec une intonation reconnaissable entre toutes le chapitre sur les femmes. Il a même osé parler de balance "Testud" en jetant un oeil à la pièce antique représentée dans la cuisine de la mère Brazier. Ce qui a déclenché les éclats de rire de Paul Bocuse, qui venait par ailleurs de recevoir une imposante médaille "des Amitiés radicales et républicaines". Cette galerie des chefs réalisée sur de la toile marouflée puis posée sur le mur a nécessité cinq mois d'exécution. Ces quarante mètres de murs aux couleurs de la gastronomie sont nés de l'envie de Paul Bocuse de travailler avec la Cité de la Création, auteur du mur de Barcelone. "J'ai eu envie de rendre hommage à tous ceux et celles qui avaient oeuvré pour la cuisine". Tout le monde n'y figure pas. Paul Bocuse a choisi et sélectionné à dessein ceux qui lui paraissait dignes d'animer cette rue des grands chefs. Sa rue. Source : "La dernière fresque de Bocuse" / Agnès Benoist in Lyon Figaro, 12 octobre 1993, p.1 et 3.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 86 négatifs.
note bibliographique"Bocuse refait son mur" in Lyon Figaro, 22 septembre 1993. - "Galerie de portraits" in Lyon Figaro, 7 octobre 1993. "Bocuse inaugure ses murs" / Aline Duret in Le Progrès de Lyon, 12 octobre 1993.

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