[Portique à masse lourde du Port Edouard-Herriot]

[Portique à masse lourde du Port Edouard-Herriot]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0901 FIGRPTL0026 05
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historiqueJacques Douffiagues, ministre délégué chargé des Transports voulait voir, en une seule journée, comment pouvaient s'imbriquer, se compléter... et se concurrencer les différents modes de transport. Il en aura eu un bon exemple, [le 2 décembre 1986] à Lyon. Voies ferrées, routes, air, fleuves, tout a été passé en revue, ou presque. A commencer par le T.G.V. par lequel Jacques Douffiagues est arrivé. Les projets concernant le contournement, par le T.G.V., de l'agglomération lyonnaise, existent. Jacques Douffiagues en a révélé le coût : un peu plus de 4 milliards de francs. L'occasion faisant le larron, les jeux olympiques de 1992 "sont peut-être une opportunité à saisir pour relancer le dossier" a estimé le ministre. Mais il a reconnu dans la foulée qu'il faudrait trouver "des financements originaux et en partie locaux". "Le dossier est sur le bureau du préfet depuis hier", a-t-il notamment déclaré, tout en rappelant que l'Etat ne pourrait supporter l'intégralité des investissements impliqués. Une somme de 1,5 milliard de francs pourrait néanmoins être trouvée dans un premier temps pour assurer le tronçon allant jusqu'à Satolas. Le reste suivra, jusqu'à Valence, si l'argent nécessaire est dégagé. Cela permettrait en tout cas d'économiser quelque 50 minutes sur un trajet Paris-Albertville. Jacques Douffiagues s'est également rendu sur les lieux du futur centre routier de Bron, qui sera "l'un des plus beaux et des plus performants de France". Du côté du transport fluvial, Jacques Douffiagues a profité de l'inauguration d'un nouveau portique à masses lourdes (250 tonnes) du Port Edouard-Herriot pour rappeler ses conceptions en la matière : la voie d'eau n'est pas un mode de transport dépassé, "mais si la batellerie s'avérait impuissante à susciter l'indispensable renouveau des pratiques commerciales, le gouvernement se saisirait du dossier et prendrait ses responsabilités". Le ministre a ajouté : "il est vain de développer de coûteux investissements si tes acteurs de transport fluvial ne sont pas prêts à les utiliser pleinement". Paul Granet, président de la Compagnie Nationale du Rhône a rappelé pour sa part que l'axe Rhône-Saône représentait une voie navigable moderne, au gabarit de 4000 tonnes entre Lyon et la mer, donc avec tout le bassin méditerranéen. La nouvelle ligne fluvio-maritime met ainsi Istanbul à 12 jours de Lyon. Jacques Douffiagues n'a pas oublié le transport aérien. Il s'est rendu aux aéroports de Bron et Satolas, félicitant au passage les responsables de la Chambre de Commerce et d'Industrie qui ont su "valoriser le domaine aéroportuaire de Bron". Le grand problème demeure l'extension de Satolas, toujours liée à l'internationalisation de ses dessertes. Cela se ferait plus lentement que prévu. La journée fut bien remplie pour le ministre délégué chargé des Transports puisqu'il s'est fait présenté le poids-lourd expérimental "Virage" sur lequel travaille Renault Véhicules Industriels et qu'il s'est rendu à l'INRETS, l'Institut National de Recherche sur les Transports et leur sécurité. Sans oublier le métro. "Le gouvernement entend bien poursuivre son aide aux métros de provence". Celui de Lyon est particulièrement performant puisqu'il "draine déjà le tiers des usagers en transport en commun et que la prochaine ligne D sera entièrement à pilotage automatique". Jacques Douffiagues a regagné Paris dans la soirée, par la voie des airs. Source : "Un T.G.V. à Satolas... si les financement suivent" / Gérard Zenoni in Lyon Figaro (cahier saumon), 3 décembre 1986, p.21.

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