1, rue des Deux-Amants

1, rue des Deux-Amants
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localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0979 004 00467
technique1 photographie numérique : couleur
descriptionInscription(s) sur l'image : "Dom Augustin de Lestrange / séjourna et mourut en ce lieu / où s'élevait le monastère / des Trappistines de Vaise. / Pèlerin de l'absolu, / il préserva, / dans la tourmente (1791-1815) / la flamme de Citeaux. / 18/10/1998 - 900 ans de Citeaux" (plaque mémorielle).
historiqueLouis-Henri de Lestrange est né le 19 février 1754 au château de Colombier-le-Vieux (Ardèche), quatorzième enfant de Louis César, officier de la maison du Roi Louis XV et de Jeanne Pierrette de Lalor, A sa naissance, sa mère le consacre à la Sainte-Vierge et, dès l'âge de sept ans, il est confié à un parent, capitaine de vaisseau, qui prend en charge son éducation. Il fait ensuite ses humanités au collège de Tournon et, à quinze ans, il termine sa rhétorique pour suivre le cours de philosophie au séminaire Saint-Irénée de Lyon. A dix-sept ans, il reçoit la tonsure et c'est à Paris, à Saint-Sulpice qu'il poursuit ses études de théologie et obtient le sacerdoce en 1778. Il abandonne très vite la possibilité d'une carrière ecclésiastique pour se tourner vers une vie monacale, respectueuse de la stricte observance de la règle de Saint-Benoit qui s'applique à tous les monastères bénédictins et cisterciens. Devenu Augustin à l'abbaye de la Trappe, liée à l'ordre de Citeaux, dans le Perche où il entre en 1780, il est confesseur de cette communauté en 1785 et reçoit la charge de maitre des novices. Devant la menace révolutionnaire, il émigre avec 24 moines en Suisse dans le canton de Fribourg et s'installe dans l'ancienne chartreuse de la Valsainte. Les recrues affluent et cela incite dom Augustin à installer d'autres établissements en Belgique, Angleterre, Westphalie et même en Amérique. La menace révolutionnaire resurgit avec l'entrée des troupes françaises en Suisse en 1798. C'est à nouveau la fuite jusqu'en Russie. L'arrivée au pouvoir de Napoléon apporte le calme, mais, en 1811, dom Augustin oblige une de ses maisons-filles à révoquer publiquement le serment de fidélité à l'empereur. Les Trappistes sont à nouveau pourchassés à travers le continent, obligeant dom Augustin à gagner la Prusse puis l'Angleterre et l'Amérique. La chute de Napoléon en 1814 permet le retour en France et les abbayes de la Trappe, Bellefontaine et Aiguebelle sont rachetées et reconstruites. Dom Augustin tente sans succès de racheter Citeaux et s'installe à la Trappe, sans en obtenir le titre d'abbé. Son austérité très absolue est contestée et il n'est plus alors considéré comme le chef des trappistes. Il meurt le 16 juillet 1827 à Vaise. En dépit de ses excès, il a cependant largement contribué à la pérennité de la vie monastique en France. En janvier 2009, "l'ordre cistercien de la stricte observance" comptait 1937 moines et 1799 moniales sur tous les continents.
note bibliographiqueLes plaques commémoratives racontent Lyon / Jean-Marc Mourier et Michel Morandet, 2017 [BM de Lyon, 6900 Z0 MOU].

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