29, rue sergent Michel-Berthet

29, rue sergent Michel-Berthet
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0979 004 00459
technique1 photographie numérique : couleur
descriptionInscription(s) sur l'image : "Au personnel / de la société Rhodiaceta / victime de la guerre / 1939-1945 / Morts au Champ d'honneur / Audry Pierre - 27 mai 1940 / Ducruix Raymond - mai 1940 / Negro Julien - mai 1940 / Ostrowsky Basile - 1945 / En captivité / Truchy Donat - 27 juillet 1943 / Blanc Joseph - février 1945 / En déportation / Levy Paul - disparu en 1945 / Sitek Guy - janvier 1944 / Sochay Roger - 28 février 1945 / Fusillés / Matrot Raymond - août 1944 / Gauthier Robert - 2 septembre 1944 / Par bombardement / Bouly Georgette - 26 mai 1944 / Horteur Marguerite - 26 mai 1944 / Reveilles Antonio - 26 mai 1944 / Barbière Jacgues - 6 août 1944 / Rozier Francis - combats d'Alsace 1945 / Berthet Michel - Algérie 1956" (plaque mémorielle). Plaque mémorielle apposée dans la cour de l'immeuble au 29, rue Michel-Berthet, Lyon 9e.
historiqueLa société Rhodiaceta fut avec Berliet la grande entreprise industrielle de Lyon et, également, un des foyers de la contestation ouvrière. Sa création découle de l'invention en 1893 de la rayonne, textile artificiel qui va conduire à l'invention des textiles synthétiques à la fin des années 1930. La crise des années 1930 puis la période du Front Populaire amèneront des occupations de l'usine. Le procédé Nylon apparaît et, en mai 1941, le premier fil nylon sort de l'usine de Vaise. Le bombardement du 26 mai 1944 épargne l'usine mais touche fortement le quartier. Après-guerre, l'usine est le seul lieu de production français de nylon. Dans les années 1960, 7400 personnes y travaillent. La production se diversifie (Rhovyl, Rilsan, Tergal...) et c'est l'âge d'or de l'entreprise jusqu'en 1963 où les brevets de fabrication du Nylon et du Tergal tombent dans le domaine public. La concurrence mondiale s'exacerbe entraînant chômage partiel et mises en retraite anticipées. La grève est de retour en 1967 et, en 1968, la "Rhodia" est à la pointe de la contestation sociale. En 1969, la société fusionne, donnant naissance à "Rhône-Poulenc textile". Mais les difficultés s'aggravent et l'usine ferme en 1980. Elle est démolie en 1986 et 1987 et sur ces friches industrielles est montée l'actuelle zone d'aménagement concerté (ZAC).
historiqueUne seconde plaque, au texte identique, a été apposée sur l'esplanade Lina Cretet donnant accès à la station Gorge-de-Loup de la ligne D du métro lyonnais.
note bibliographiqueLes plaques commémoratives racontent Lyon / Jean-Marc Mourier et Michel Morandet, 2017 [BM de Lyon, 6900 Z0 MOU].

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