6, rue René-Leynaud

6, rue René-Leynaud
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localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0979 004 00063
technique1 photographie numérique : couleur
descriptionInscription(s) sur l'image : "Dans cet immeuble vécut René Leynaud (19110-1944), / journaliste au Progrès de Lyon, grand Résistant, / membre du Mouvement Combat. / Arrêté par la Milice française le 16 mai 1944, / livré à la Gestapo, et emprisonné à Montluc, / il est exécuté à Villeneuve (Ain), le 13 juin 1944. / Poète, il fut un grand ami d'Albert Camus et de Francis Ponge" (plaque mémorielle).
historiqueRené Eugène Leynaud naît à Lyon dans le quartier de Vaise (alors dans le 5e arrondissement de Lyon) le 24 août 1910. Après des études au lycée Ampère et à la faculté de droit, il devient journaliste au "Progrès de Lyon" en 1933. Mobilisé en 1939, il combat en Lorraine et Belgique, puis participe à la bataille de Dunkerque. Revenu à la vie civile, il reprend son travail de journaliste au "Progrès" et épouse en 1940 Hélène Lotthamer. En novembre 1942, le journal se saborde mais René Leynaud mène déjà une activité de résistant au sein du mouvement "Combat" où il s'occupe du renseignement. Il va ensuite avoir la responsabilité de la branche politique du service régional du renseignement des Mouvements Unis de la Résistance (MUR). Auteur de poèmes, il se lie d'amitié avec Albert Camus qu'il va héberger dans sa chambre du 6 rue de la rue Vieille-Monnaie (aujourd'hui rue René-Leynaud). Le 16 mars 1944, il est arrêté par la Milice place Bellecour et est blessé à la jambe en tentant de s'enfuir. Interné à Montluc, il est fusillé le 13 juin 1944, avec 18 résistants, au lieu-dit Boye à Villeneuve dans l'Ain. Après la Libération, c'est le général De Gaulle, présent à Lyon, qui prononce le discours d'hommage lors de l'inhumation officielle qui se déroule à l'église Saint-Polycarpe, le 4 novembre 1944. René Leynaud est ensuite enterré au cimetière de la Croix-Rousse et c'est son fils Pierre, alors âgé de trois ans, qui reçoit du général De Lattre de Tassigny la Légion d'honneur attribuée à titre posthume. Le poète Francis Ponge, ami de René Leynaud, effectue à la fin de la guerre le tri de ses écrits remis par Hélène Leynaud ce qui permet l'édition en 1947 des "Poésies posthumes" [BM Lyon, Rés 467473 ; rééd. 1994 : K 99082] dont Albert Camus rédige la préface. René Leynaud est également l'un des "écrivains morts au champ d'honneur" cités au Panthéon.
historiqueEn 2010, Pierre Leynaud (1941-2017) a fait don des archives et manuscrits littéraires de son père à la Bibliothèque de Lyon (BM Lyon, Fonds René Leynaud).
note bibliographiqueLes plaques commémoratives racontent Lyon / Jean-Marc Mourier et Michel Morandet, 2017 [BM de Lyon, 6900 Z0 MOU].

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