[Opéra national de Lyon (hors les murs) : "Le Trouvère",...

[Opéra national de Lyon (hors les murs) : "Le Trouvère", de Verdi]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPT2410 20
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueLe fantôme d'une vieille sorcière qui péril jadis sur le bûcher, deux hommes qui s'exterminent pour les yeux d'une belle, sans savoir qu'ils sont frères, un bébé jeté dans les flammes, une bague renfermant du poison, des soudards belliqueux et des moines entonnant un chant mortuaire... Les ingrédients habituels du mélodrame romantique le plus noir semblent rassemblés jusqu'à plus soif dans l'opéra de Verdi "Il Trovatore", pilier du répertoire italien, archétype de ces ouvrages à panache, à voix et à orchestre qu'affectionnent tant les Iyricophiles ! Ceux de Lyon en avaient été sevrés depuis longtemps, puisque cet opéra, créé à Lyon, en français, en 1857, six ans après la première mondiale, n'avait pas été représenté dans leur ville depuis novembre 1968. Encore était-ce une production globalement à oublier... Si le temps le permet (plusieurs répétitions ont été interrompues par la pluie), le théâtre antique de Fourvière va donc résonner le 20 juin 1991 du son des enclumes dans le fameux choeur des bohémiens. Presque aussi fameux que celui des esclaves hébreux dans Nabucco... [...] C'est un ténor florentin, qui a commencé sa carrière en 1968 et abordé quasiment tout le répertoire italien, qui chantera le rôle-titre, alors que celui de Luna sera interprété par un Pérugien, Paolo Coni. Mais la révélation de ce spectacle risque fort d'être une toute jeune chanteuse new-yorkaise au nom charmant et à l'imposante plastique : Sharon Sweet. Cette ancienne élève du fameux Curtis Institute fut remarquée pendant la saison 1986/87 dans la troupe de l'Opéra de Berlin où elle chantait Elisabeth dans Tannhauser et Leonora dans "Le Trouvère". Puis, à Paris, dans le "Don Carlos". Depuis, elle a triomphé dans "Aida" à Munich, dans "Elisabeth" à Vienne, dans "Nonna" à la Monnaie, abordant les grands rôles du répertoire, mais aussi les symphonies de Mahler et les lieder de Strauss. Autre retour, celui du maestro Maurizio Arena, qui va retrouver le théâtre de Fourvière l'orchestre de l'Opéra de Lyon, avec lequel il travailla pour "Luisa Miller" du même Verdi. De leur côté, les choeurs lyonnais seront associés à ceux du Capitole, le spectacle étant une coproduction entre l'Opéra de Toulouse, celui de Bordeaux et celui de Lyon. C'est donc tout naturellement de la ville rose qu'arrivent mise en scène et décors. La première est due à Nicolas Joël, qui mit déjà en scène à Lyon une Tétralogie, la dernière et le "Montségur" de Landowski. Décors et costumes sont l'oeuvre de son complice habituel Hubert Montloup. Quatre représentations sont prévues... si le temps, toujours capricieux à cette époque, le permet. Avec report le lendemain en cas d'intempéries. Source : "Grand air en plein air" / G.C. [Gérard Corneloup] in Lyon Figaro, 20 juin 1991, p.1, 43-44.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP04045.
note bibliographique"Verdissimo" / Gérard Corneloup in Lyon Figaro, 24 juin 1991, p.37.

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