[Chantier de la ligne D du métro avenue Adolphe-Max]

[Chantier de la ligne D du métro avenue Adolphe-Max]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0758 FIGRPTL0196 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 17,5 x 12,5 cm (épr.)
note à l'exemplaireExcavation après excavation, depuis 1983, Lyon est percé de part en part par la construction de la ligne D du métro. Début 1989, la ville panse ses plaies. Les excavations sont presque toutes rebouchées. La phase spectaculaire est terminée. Le fameux tunnelier a fini son ouvrage. Le sous-sol s'est remis en sommeil en attendant l'arrivée des premières rames, prévue pour 1991. Ces grands travaux ont été l'occasion non seulement de travailler la structure souterraine avec des stations toutes différentes, mais aussi de remodeler les zones de surface. Par-delà l'apport technique, le métro confère une dynamique aux quartiers traversés. C'est pourquoi la SEMALY a confié la réalisation de chaque station à un architecte différent. En février 1989, ce sont les aménagements intérieurs de ces stations qui se peaufinent. Sur l'ensemble des treize gares, la plus spectaculaire est certainement celle de Parilly, conçue par le cabinet Jourda et Perraudin. Une architecture de crypte et de cathédrale réalisée en béton sculpté. Cette suceession d'arcs et de voûtes est destinée à supporter un immeuble de grande hauteur qui vient s'y reposer. Dans ce projet, qui s'insère près d'un noeud autoroutier, la circulation n'est pas oubliée. Elle s'effectue en souterrain de cet immeuble de 10.000 mètres carrés en verre. Les immeubles orientés autour du site deviennent la signature du quartier [...] Dans le cinquième arrondissement, les travaux sont plus considérables. A la station Saint-Jean, par exemple. Outre le puits Adolphe-Max, par lequel est ressortie la taupe et qui abritera les archives et une bibliothèque, la station en elle-même est intéressante, réalisée par le cabinet Garbit-Pochon. Le métro s'y trouve à trente mètres sous terre. Les architectes ont joué sur un puits de lumière. Tout au long du cheminement entre les profondeurs et le funiculaire. Les nouvelles installations mettront en valeur le patrimoine archéologique du quartier. Les futurs usagers du métro ont pu avoir un avant-goût de ces futurs aménagements lors de la visite souterraine sous Fourvière et la Saône, organisée en janvier 1989 par la SEMALY. La station Saint-Jean est également le point de rencontre entre le métro et le funiculaire. Une association sur laquelle les responsables des transports misent pour revitaliser les liaisons entre Fourvière et Saint-Just. Comme l'ancienne entrée des deux funiculaires sera laissée libre, il y sera installé un local d'information archéologique. Pour compléter l'évocation historique faite dans la station. Trois fonctions seront proposées. Un mur d'images composé d'écrans vidéo commandé par une borne-ordinateur. Des vitrines présentant des pièces significatives. Enfin, des panneaux apporteront le support à l'information et à des expositions. Le cabinet Garbit et Pochon a conçu cet espace comme transitoire entre l'extérieur et la station. Il sera donc ouvert pendant les heures de circulation du métro [...] Source : "Lyon vu de 2010" / Dossier par Frédéric Poignard in Lyon Figaro, 2 février 1989, p.17-28.

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