["LyonNéon, tour lumière cybernétique de Lyon", sculpture...

["LyonNéon, tour lumière cybernétique de Lyon", sculpture Nicolas Schöffer (1988)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0174 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 17,5 x 12,5 cm (épr.)
historique"LyonNéon, tour lumière cybernétique de Lyon" de la station de métro Grange-Blanche, place d'Arsonval. Nicolas Schöffer, sculpteur ; René Gimbert et Jacques Vergely, architectes ; 1988. Commanditaire : Semaly. Inauguration : 8 décembre 1988.
historiquePremière sculpture cybernétique monumentale de France, cette tour de trente mètres de hauteur s'élève au-dessus d'une verrière pyramidale orientée vers l'intérieur de la station, et descend jusqu'au niveau des quais. C'est une "chronodymanique cybernétique", au sens où l'entend Schöffer, c'est-à-dire une oeuvre où l'étude des relations entre les composants d'un système permet "une prise de conscience du processus vital qui maintient en équilibre l'ensemble des phénomènes". En d'autres termes, l'artiste, par son oeuvre, rend la station interactive avec ses usagers et lui confère les qualités d'un environnement vivant. Entièrement gainée de néons de différentes couleurs, l'oeuvre transforme en effet la station en un système animé, alimenté par les flux de voyageurs. La tour entre en relation avec l'environnement extérieur, agissant comme un signal à l'attention des passants, comme un révélateur de l'univers souterrain du métro et de ses flux. Père de l'interactivité, Nicolas Schöffer (1912-1992), français d'origine hongroise, révolutionna le milieu de l'art dans les années cinquante en créant quelques-unes des premières sculptures cinétiques (autrement dit interactives), à l'origine des oeuvres d'art technologiques faisant désormais le quotidien des nouvelles générations. Après un doctorat en Droit obtenu à Budapest en parallèle de ses études aux Beaux-Arts, il s'installe à Paris en 1936. Artiste aux multiples facettes, Nicolas Schöffer fut avant tout un créateur d'idées. Sa vision prospective de l'art voulait aider l'homme d'aujourd'hui à évoluer en prise directe sur les véritables possibilités créatrices et libératrices de notre époque, à diffuser les progrès scientifiques et technologiques au sein de la société. Chercheur perpétuel, il innova dans l'art vidéo, la musique, la pédagogie, le spectacle interactif (notamment en compagnie de Maurice Béjart), tout en développant une oeuvre écrite sur l'évolution de la société au travers des pratiques créatives. Source : Art metro / Sytral, 2012 [BM de Lyon, 6900 X9.5 ART].
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP00855B.
note bibliographique"Station Grange-Blanche : naissance d'une sculpture de Schöffer" / Elyane Gérome in Le Progrès de Lyon, 1er juillet 1988. - L'art contemporain dans les espaces publics : territoire du Grand Lyon, 1978-2008 / Marianne Homiridis et Perrine Lacroix, 2008 [BM Lyon, 6900 X9.5 HOM].

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