[Salle de concert Le Transbordeur]

[Salle de concert Le Transbordeur]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPTP0610A 03
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
historiqueA l'usure, le public lyonnais avait oublié d'attendre une salle rock, démotivé et effiloché faute d'occasions et de lieux adaptés. Restait un noyau ponctuellement confiné entre soi. En dépit du manque d'intérêt des uns et de la désertion des autres, la salle lyonnaise-mirage a fini par devenir réalité. En un an tout juste. Sur des motivations certainement très éloignées les unes des autres, un tandem de barreurs tenaces vient de permettre à l'une des plus belles salles de moyenne capacité de voir le jour. La coordination de l'homme du dossier, André Soulier, et d'un titan de science-fiction, le régisseur Victor Bosch, aboutit à un résultat spectaculaire et techniquement voisin de l'irréprochable. A partir d'un coup de coeur pour les bâtiments désaffectés de l'ancienne usine de eaux de Stalingrad, sur la commune de Villeurbanne, magnifiés à la fois par la proximité de réseaux routier et ferroviaire et par les vestiges industriels authentiques (deux ponts mobiles aux rouages intacts), le projet s'est organisé autour de l'aménagement et de l'exploitation de la personnalité du lieu. Respectant l'esthétique d'origine conforme au style rock urbain, Victor Bosch s'est attaché, en maître d'oeuvre, à faire beau et grand, sans laisser de place aux hasards malheureux. Adapté à l'accueil des groupes de moyenne audience, avec une partie club de 400 places comme aux plus gros concert (1500 places-gradins amovibles dans la grande salle), le Transbordeur brille par le soin apporté à la partie technique. La scène principale, d'une profondeur modulable de 10 à 12 mètres, devrait recevoir les groupes rock, mais également des spectacles de danse ou de théâtre, contrôlés depuis une régie vitrée située en surplomb des gradins. Côté accueil du public, les 500 places de parking actuelles se complèteront, d'ici à avril 1989, par une installation située sur le flanc opposé du bâtiment. Face au bar carré du Trans-Club, régi par une licence III, les équipements sanitaires ultra-spacieux conçus pour faciliter l'accès des personnes handicapées bannissent le moindre centimètre carré de miroir. Une mesure de sécurité un peu frustrante. Salle équipée d'immenses rideaux bleus, tables et chaises dans la partie club et un futur "salon" équipé de canapés en vue des concerts dans la partie club, néons bleutés : un aménagement avec la touche finale qui inspire le logo. Sous le faux hublot peint et riveté et les ailerons de requins affûtés, signés Jean-Pierre Di Muzio et Stéphane Braconnier, les soirées acid-house animées par un DJ made in New York démarreront dès le mois de mars. Source : "Le rock à flot" / Pascaline Dussurget in Lyon Figaro, 20 janvier 1989, p.1 et 31.
note bibliographique"Premier de bordée" / Gérard Corneloup in Lyon Figaro, 20 janvier 1989, p.31. - "Voyage en première classe" in Lyon Figaro, 20 janvier 1989, p.1 et 32.

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