[Octobre des arts (1987) : conférence de presse avec...

[Octobre des arts (1987) : conférence de presse avec Thierry Raspail]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP01320 008
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionThierry Raspail, conservateur du Musée d'art contemporain Saint-Pierre de Lyon (depuis 1983).
historiqueConservateur en forme tient conférence de presse de fond : le 9 octobre 1987, Thierry Raspail a lancé le compte à rebours de l'habituel marathon d'automne. Moralité : la dispersion organisée continue.
historiqueD'un côté, une volonté municipale, vague mais têtue, de favoriser la culture et particulièrement les arts plastiques. De l'autre, les choix arrêtés d'un conservateur auquel on a donné carte blanche pour modeler le paysage institutionnel des arts plastiques, dans la ville. Chacun tient son rôle, satisfait ou interrogateur. André Mure ouvre le feu de la saison artistique lyonnaise en inscrivant le 4e Octobre des Arts dans une "décade prodigieuse", celle du développement de la culture à Lyon sous l'égide de de son maire. Thierry Raspail, lui, éprouve le besoin de faire le point sur cette manifestation-fleuve qu'il dirige et tente de maîtriser depuis quatre automnes. Pas de présentation exhaustive et redoutée des quatre-vingt sept expositions et événements qui agiteront la ville, sa périphérie et même la région. Le conservateur préfère livrer ses réflexions quant au concept même d'Octobre des Arts, au risque de faire des frustrés parmi les participants non cités. Seuls les parrains (la Fondation Marcel Mérieux, Ediprim, Babylone Avenue et Graphigro) sont épargnés, et remerciés plutôt deux fois qu'une. Il convient de souligner que, cette année, le financement privé représente en gros 17% du budget total. On le sait, le principe adopté pour la manifestation lyonnaise a toujours joué du flou et de l'hybride, posant à chaque rentrée la question de son contenu et de son sens, comme de son lieu géographique et de sa durée. Pour tenter de définir ce monstre d'une "claire-voyante opacité", Raspail a évoqué la genèse et la problématique paradoxale du musée contemporain : comment montrer l'émergence de l'art ? Avec ses défauts et ses inconvénients multiples, la structure ponctuelle et inédite choisie à Lyon apparaît comme une réponse possible. Une sorte de musée élargi à l'espace social, qui s'ouvre sur la région et accueille en son sein des artistes représentatifs d'une certaine contemporanéïté. D'autres parleront avec tout aussi de justesse d'un éclectisme certain. Cette année 1987, Thierry Raspail propose aux initiés Mario Merz et Sol Lewitt, Maria Nordman, Per Kirkeby, à Saint-Pierre Contemporain, Marco Bagnoli au Palais des Beaux Arts, Gloria Friedmann à la Maison de Lyon, Roche-Ponthus à l'Auditorium et un regard sur le portrait photographique américain actuel. Les noms sont alléchants. Attendons les oeuvres. Pour les néophytes, des fiches-sésame accompagnent les expositions. Il n'est pas interdit ensuite de se faire sa propre opinion. Les nouveautés par rapport à l'an dernier : un festival de peinture de trottoir du 7 au 11 octobre. Passants et spécialistes jugeront les 10 et 11 octobre les dessins réalisés obligatoirement à la craie. Autres nouveautés, les affiches d'Octobre qui mettront en image la rencontre d'un créateur de B.D. et un maître de l'art contemporain, et une revue, vendue en kiosque à partir du 1er octobre. Cette revue, d'un contenu qu'on a voulu plus accessible qu'un magazine spécialisé, présente quelques points forts de l'Octobre sous forme d'interviews, de rencontres, d'analyses. Elle remplace l'habituel catalogue général. Pour le reste, comme les années précédentes, pour ceux qui dévorent et ceux qui picorent, il n'y a que l'embarras du choix. Matta à l'artothèque, Ucles aux Fantasques, Arnulf Rainer à Saint-Priest, les nouveaux Futuristes à Genas, le Design anglais à Villeurbanne, Stampfli au salon d'Automne, Bauchet à Villefranche, les chambres d'artistes à l'Hôtel des Beaux-Arts. Pour y voir peut-être un peu plus clair dans cette profusion, le colloque sur L'art des années quatre-vingts, organisé par l'université Lyon II, sera à coup sûr le bienvenu. Source : "Et de quatre..." / Nelly Colin in Lyon Figaro, 10 septembre 1987, p.41.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 62 négatifs. Tirage(s) sous la cote : FIGRPTP3199.
note bibliographique"Quand la ville est livrée au désordre plastique" / Elyane Gérome in Le Progrès de Lyon, 10 septembre 1987.

Retour