[Dernière visite de la Gare des Brotteaux avant ouverture...

[Dernière visite de la Gare des Brotteaux avant ouverture de la Salle des Ventes]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTP0808A 06
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueCommencée le 12 septembre 1975 dans le vieil Hôtel des ventes de la rue Confort, la première partie de la saga J.-C. Anaf s'achèvera le 7 décembre 1988 au Sofitel. Une nouvelle conquête s'annoncera alors pour notre Rastignac du marteau, celle des Brotteaux. En 1975, Jean-Claude Anaf était nommé commissaire-priseur sur la place de Lyon : "J'ai appris la nouvelle à 11 heures, à 14 heures je vendais et mon premier objet a été une paire de Sphinges en biscuit dont l'une était accidentée. Je m'en souviens d'autant mieux que ce sont mes parents qui les ont acquises pour quelque chose comme deux cents francs". Deux horreurs à l'en croire, mais deux horreurs qui ont laissé place aux plus beaux ensembles mobiliers, aux plus belles collections jamais vendues à Lyon. De 1975 à 1978, associé à Françoise Herment-Mochon, Me Anaf fait ses classes. En juillet 1979, il installe ses bureaux sur le quai Augagneur, en mai 1981 il quitte l'Hôtel des ventes du Tonkin, regagne l'Hôtel de la Presqu'île et fait ses ventes de prestige au Palais des Congrès, deux années durant, avant que d'annexer le Sofitel une bonne dizaine de soirées par saison. "Le Sofitel a permis de promouvoir l'étude, d'attirer un nouveau public d'acheteurs mais aussi de vendeurs, un effet boule de neige d'une certaine manière". Et ce au point que Me Anaf ait envie de voir plus loin, plus grand, très grand... Le 31 janvier 1989, il prendra possession des clefs de sa gare des Brotteaux, le 1er février il installe là son bureau, ses entrepôts et rompt définitivement avec ses associés de la Presqu'île. Alors l'ex-salle des pas perdus connaîtra un programme d'enfer : inauguration entre le 13 et le 18 février, première vente le 28 février avec des livres anciens et modernes ; objets de décoration et mobilier XVIIIe le 6 mars ; tableaux anciens et écoles régionales le 7 mars ; soixante-dix toiles impressionnistes le 8 ; art contemporain le 9 ; deux-cents verreries de Lalique le 10 ; vins millésimés le lundi 13 mars ; une centaine d'émaux russes et viennois du XIXe le 14 et ces derniers pour un chiffre d'affaire qui devrait se situer entre 2 et 3 millions de francs... Et ce n'est qu'un début. Après, il se pourrait bien que Me Anaf s'associe. Déjà il avait parlé d'association avec des partenaires étrangers ou étrangers à la profession et cela est toujours de mise. Mais il envisage également "dans l'année à venir et selon l'évolution de la réforme des statuts concernant la profession", une association tout court, avec un commissaire-priseur à son image. Et fortuné de surcroît. Source : "Anaf change d'hôtel" / S.B. [Sandrine Blanchard] in Lyon Figaro, 6 décembre 1988, p.1 et 34.
note bibliographique"La dernière séance" / Gérard Corneloup in Lyon Figaro, 6 décembre 1988, p.34-35.

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