[Conseil municipal de Lyon : séance du 19 septembre 1988]

[Conseil municipal de Lyon : séance du 19 septembre 1988]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTP2697 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 15 x 20 cm (épr.)
historique Déjà passées les cantonales ? C'est ce que l'on serait tenté de croire à la tonalité des propos de Gérard Collomb, président du groupe socialiste, pour un conseil municipal de rentrée qui justifiait le déplacement. Dans un premier temps, sur le compte administratif 1987, le dernier du mandat municipal (qui s'équilibre en dépenses et en recettes à 2 382 840 720,49 francs) et sur le budget supplémentaire (qui ne représente qu'un pour cent du budget primitif), Gérard Collomb interpella Michel Noir, fondit sur Simone André, s'accrocha avec Francisque Collomb, nécessita une mise au point de Jacques Moulinier, le rapporteur, Robert Pitiot, s'efforçant évidemment de faire entendre raison à l'homonyme de son "patron". Sur le dossier de l'Opéra, que tout le monde attendait, c'est Pierre Laréal qui prit le relais en tant que spécialiste de la question côté socialiste. Mais, une fois de plus, Gérard Collomb monta au filet et se heurta à une majorité pluraliste mais unie. Avec des acteurs tels que Michel Noir, Me André Soulier, Charles Béraudier, André Mure jouant, dans cette partie un peu longue, les demis... d'ouverture ! Mais on n'en resta pas pour autant aux gros dossiers. Après le chapitre financier, Bernadette Bertrix, voulant souligner au passage l'action de Simone André, vît la foudre s'abattre sur la politique municipale de halte-garderie. La flèche venait d'André Vianès qui se mit à en découdre avec une Simone André indignée. Trois échanges verbaux assez acides vinrent ponctuer les sempiternelles interventions de l'unique représentant du MPPT (Mouvement pour un parti des travailleurs), Philippe Millon-Rousseau, élu en 1983 sur la liste PS, qui, drapé dans sa vertu de défenseur des opprimés, vint émailler les débats de nos édiles et irriter Francisque Collomb. On eut droit à deux morceaux d'anthologie : Jean-Claude Bensoussan plaida pour la "mise à disposition de la communauté musulmane de la Duchère d'un lieu de culte". Décision sensible qui passa pratiquement inaperçue. Peut-être est-ce parce qu'il existe déjà là-haut une église, une synagogue et temple bouddhiste ? Enfin, au moment des questions diverses, on eut droit à un bulletin de santé de Jean-Paul Bonnet qui renseigna ses collègues sur les excellentes conditions de soins dans les hospices civils de Lyon "qui méritent bien leur réputation internationale". Faut-il rappeler que le président de leur conseil d'administration n'est autre que... Francisque Colllomb ? Mais le plus joli "coup" politique - et sans doute le plus perfide - fut porté par Bernadette Isaac-Sibille, nouvelle députée du Rhône, contre Gérard Collomb... qu'elle a battu le 12 juin 1988 ! Elle ne pensait pas intervenir mais, comme Gérard Collomb s'était une nouvelle fois positionné par rapport à Michel Noir sur le plan local de développement social de la Duchère et des Etats-Unis, elle rappela à son ancien adversaire la politique sociale de la municipalité et le fait qu'à attaquer trop souvent, on risque de se faire contrer juste avant le coup de sifflet final ! Source : "Colomb contre Collomb" / Philippe Gonnet in Lyon Figaro, 20 septembre 1988, p.3.
note bibliographique"Rêves de Manhattan" / Pascaline Dussurget in Lyon Figaro, 20 septembre 1988, p.3. - "Opéra : adjugé, vendu..." / Gérard Corneloup in Lyon Figaro, 20 septembre 1988, p.3.

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