[Manifestation du comité "anti-Malville" de Villeurbanne]

[Manifestation du comité "anti-Malville" de Villeurbanne]
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localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0901 FIGRPT3028 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
descriptionInscription(s) sur l'image : "Aux / futurs irradiés / inconnus" ; "Multinationales / reconnaissantes" ; "St Raccord / St Joint / Ste Soudure / Ste Etanchéité / St Coude / Priez pour nous". Adresse de prise de vue : Place Garbiel-Péri, ancienne place de la Bascule, actuellement place Charles-Hernu, 69100 Villeurbanne.
historiqueLe 23 avril 1977, un comité "anti-Malville" de Villeurbanne s'est manifesté de façon spectaculaire place de la Bascule où a été inauguré le premier monument "écologique" dédié aux "futurs irradiés inconnus". Avant que ne soit dévoilée la stèle de pierre, sur laquelle on pouvait lire une invocation aux "saints" qui protègent les centrales (raccord, joint, soudure, étanchéité et coude), chanteurs et danseurs avaient alerté la population par la gaité de leurs interprétations et des couplets, empreints pourtant de la plus sombre actualité dans l'ordre nucléaire. La manifestation a été marquée d'autre part par la diffusion d'un tract, annonçant une occupation du site de Creys-Malville le 30 juillet 1977 "par 50.000 personnes au moins" et dénonçant les dangers des centrales nucléaires. Le comité "anti-Malville" a aussi rappelé, pour justifier sont action, que "le plus gros surgénérateur du monde est actuellement en cours de construction à Creys-Malville, à 40 kilomètres des portes de Lyon à vol d'oiseau, que le combustible utilisé sera la plutonium, dont quelques milligrammes suffisent à provoquer un cancer mortel, que le fluide chauffé par ce combustible sera le sodium, que le sodium s'enflamme au contact de l'air et de l'eau et que l'on ne sait pas encore maîtriser un incendie à partir de 100 kilogrammes de sodium, et enfin que la réaction nucléaire peut s'emballer et transformer le surgénérateur en bombe atomique. Au-delà de l'explosion, le plutonium se disperserait dans l'atmosphère...".
note bibliographiqueDernière heure lyonnaise et Journal Rhône-Alpes, 24 avril 1977.

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