[Conseil de la communauté urbaine de Lyon : séance du 24...

[Conseil de la communauté urbaine de Lyon : séance du 24 septembre 1990]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP02690 018
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
historiqueLe 24 septembre 1990, Conseil général et Communauté urbaine ont délibéré, presque à la même heure, sur le troisième tunnel de l'agglomération lyonnaise. Au menu des deux assemblées, la convention répartissant les charges financières entre les deux collectivités et le concessionnaire privé.
historiqueDepuis près de quinze ans, le spectre d'un troisième tunnel hante les deux collines lyonnaises. Virtuellement, depuis l'ouverture du tunnel sous Fourvière et l'apparition de ses bouchons. Mais c'est la première fois qu'est véritablement engagé un processus d'études qui doit aboutir à sa réalisation. Evoquée lors de la campagne pour les élections municipales de 1983, la création d'un troisième tunnel, pour désengorger la Croix-Rousse et Fourvière, retombe au fond des oubliettes pour ne réapparaître qu'une campagne plus tard, en 1989. La paternité de la relance du projet revient alors à l'équipe de Francisque Collomb à la Communauté urbaine. Le tunnel figure clairement dans le document "Lyon 2010", qui préfigure la révision du SDAU, le schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme. Le SDAU prévoit deux hypothèses de tracé. Quelques semaines plus tard, en novembre 1988, Jean Rigaud, vice-président de la CoUrLy, annonce l'engagement d'études sur un tracé qui partirait de la gare de Vaise pour ressortir vers le boulevard Laurent-Bonnevay. Michel Noir, dans ses propositions de campagne, introduit une nouvelle donnée. Tout en faisant de la résorption des problèmes de circulation un cheval de bataille, le futur maire promet que le nouveau tronçon souterrain ne coûtera pas un centime au contribuable lyonnais. L'Agence d'urbanisme planche alors sur un nouveau tracé pendant l'été. Des études auxquelles sont associés les services de la Communauté urbaine et la Direction départementale de l'équipement. A la rentrée 1989, est créé un groupe de pilotage du périphérique nord, en collaboration avec le Conseil général. Le 30 octobre, le conseil de communauté vote l'autorisation de passations de marchés pour les études de sol. Deux groupements privés sont consultés pour réaliser la partie centrale enterrée. Cette partie sera concédée en échange d'un droit de péage. Le 2 novembre, Charles Hernu et Michel Noir prennent les airs ensemble. En hélicoptère, ils font une reconnaissance aérienne du tracé. Un voyage qui déclenche l'ire de Bernard Roger-Dalbert. En séance de CoUrLy, le 14 novembre, il proteste contre le projet. Et part en guerre contre le tunnel en compagnie de son Conseil municipal en votant un texte s'opposant à "l'autoroute urbaine" sur le territoire de sa commune. Après une première réponse des groupements jugée insuffisante en décembre, Bouygues et Dumez remettent une seconde copie le 29 janvier 1990. La CoUrLy vote le début de la procédure de concertation. Le 9 avril, le groupe de pilotage "pressent" Bouygues pour réaliser le tunnel et autorise les deux groupements à se rapprocher. Le 10 avril, le Conseil municipal de Caluire se réunit en séance extraordinaire dans la salle du Radiant pour débattre du tunnel. La municipalité fixe neuf conditions pour qu'il soit réalisé sans nuisance pour les riverains. Le 23 avril, la Communauté urbaine délibère pour la première fois sur le principe du bouclage du périphérique nord et autorise le prolongement de la concertation. En juin, Bernard Roger-Dalbert tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme et s'inquiète de ne pas voir ses conditions prises en compte. Le projet de concession qui doit être présenté à la séance de Communauté urbaine est une fois de plus repoussé en juillet, à l'occasion d'une séance extraordinaire. Il est finalement reporté à la rentrée. Le 17 septembre, Michel Mercier rend public le contenu de la concession. Source : "Un projet en dates..." / F.P. [Frédéric Poignard] in Lyon Figaro, 25 septembre 1990, p.2.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 160 négatifs.
note bibliographique"Le tunnel est passé" / Frédéric Poignard in Lyon Figaro, 25 septembre 1990, p.2-3.

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