[Inauguration du parc de stationnement César-Tolozan]

[Inauguration du parc de stationnement César-Tolozan]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0165 04
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
descriptionAdresse : 20, place Louis-Pradel, Lyon 1er (vue prise depuis la place Tolozan).
historiqueInauguration le 4 mars 1991, et ouverture au public le lendemain du parking souterrain César-Tolozan, fort de trois cent huit places de stationnement, réparties sur sept niveaux de sous-sol. Des places que l'on dit en partie et en priorité réservées aux riverains de ce quartier du bas des Pentes de la Croix-Rousse célèbre notamment pour ses problèmes de stationnement. Des problèmes dont a tiré avantage le promoteur privé de cette construction, le groupe d'immobilier de luxe SLYCI, n'hésitant pas à qualifier les places de parking réalisées comme autant de "ballons d'oxygène en Presqu'île". Ses ballons d'oxygène, la SLYCI les a gonflé neuf mois durant, creusant à vingt mètres de profondeur dans le granit croix-roussien, sous le lit du Rhône et tombant parfois sur quelques "os" archéologiques. Le 4 mars, la visite semi-guidée au pas de course du parking a tout de même permis de constater que cette construction bien que souterraine n'en était pas moins particulièrement claire, dotée d'un éclairage semi-camouflé, comme le seront probablement les vigiles chargés de surveiller le parking le jour comme la nuit, aidés dans leur tâche par des caméras, installées sur chaque niveau. Plus délicate, la rubrique des "tarifs". De l'aveu même de Gilles Guillochon, directeur du développement à la société nouvelle de prestations administratives générales (SANPAG), concessionnaire du parking, stationner au César-Tolozan coûtera même "beaucoup plus cher" que de se garer dans l'un des parkings de Lyon Parc Auto. "Cela s'explique par le fait qu'il s'agisse d'une opération autonome, privée. Il y a besoin de rentabiliser cette opération". En clair, une heure de stationnement dans le parking César-Tolozan coûtera dix francs, dégressif au fil des heures (à titre de comparaison, la même somme est demandée pour une nuit de stationnement dans un parking LPA). Tandis qu'un abonnement mensuel, jour et nuit compris reviendra à 1190 francs (660 francs environ pour LPA). Enfin, l'abonnement mensuel pour la nuit exclusivement - de 18 heures le soir à 9 heures le matin, jusqu'à 14 heures le samedi - coûtera 450 francs TTC. Concessionnaire du parking de l'Hôtel-de-Ville à Paris, la SANPAG devrait également s'occuper de la gestion des trois cents autres ballons d'oxygène que la SLYCl devrait gonfler dans les mois à venir, sur le même site. La décision de céder, par concession, la réalisation de l'extension du César-Tolozan, ayant été prise, il y a quelques semaines, à la Communauté urbaine. Le même sort serait réservé, aux dires de Roland Chandelon, maire du 1er arrondissement, au futur parking de la place des Terreaux. Source : "Places pour place" / S.M. [Séverine Meille] in Lyon Figaro, 6 mars 1991, p.8.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP03519.
note bibliographique"Ouverture du parking César-Toloazan : plus beau... plus cher !" / Patrick Veyrand in Le Progrès de Lyon, 6 mars 1991.

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