[40e Rallye automobile Lyon-Charbonnières (1988)]

[40e Rallye automobile Lyon-Charbonnières (1988)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP12664 007
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionEquipage (21) : André Bougault - Dominique Avril (Opel Manta).
historiqueEn ces années quatre-vingts, les équipes de Lyon, voire les diverses compétitions telle cette quarantième édition du rallye Lyon-Charbonnières, sont-elles vouées à végéter en deuxième ou en seconde zone ? Rien de bien réjouissant pour une ville qui se veut internationale, si cela devait être le cas. Wait and see ! Il va falloir aller au "Charbo"... Pour se rendre compte de l'efficacité des efforts entrepris depuis l'arrivée de Michel Perrin, en 1986, à la tête de l'ASACR (Association sportive de l'automobile club du Rhône)... Pour que le rallye Lyon-Charbonnières réintègre l'élite quittée il y a quatre ans. Il est bien loin le temps des Bernard Darniche, Michèle Mouton, Jean Ragnotti, Bruno Saby et autres Guy Frequelin. Un rallye lyonnais qui, depuis 1977, année du premier plongeon en deuxième division, a sombré deux autres fois : en 1982, puis en 1985. Cette fois, Michel Perrin semble bien décidé à mettre un coup de frein à cette instabilité. Depuis l'an passé, son équipe et lui-même se sont mis au travail pour faire un lifting à leur rallye, pour trouver de l'argent auprès de sponsors, dont les activités ne sont pas forcément en lien direct avec le monde de l'automobile, pour attirer de bons équipages régionaux, tels Christian Rigollet, Jean-Pierre Rouget ou Michel Pignard. Mais, il ne s'agit pas seulement de sauver les meubles, ni de remonter en première division, si c'est pour rechuter l'année suivante. Il faut bâtir du solide et tenir. Il n'est d'ailleurs pas assuré que le rallye revienne en première division en 1989. Aussi, Michel Perrin semble prendre les choses avec philosophie, ce qui ne l'empêche pas de faire crisser les pneus en déclarant : "Si l'OL ne remonte pas en première division, en ce qui nous concerne, nous ferons tout pour que le rallye y parvienne". Et il ajoute : "Il y a sûrement lieu de revoir la répartition des subventions du côté de la ville de Lyon. Nous avions demandé 50.000 francs, nous n'avons rien eu !" Fermez le ban, et place au sport, place à un rallye qui a atteint la quarantaine, le bel âge. Le 4 et le 5 mars 1988, ils seront deux cents concurrents à s'élancer sur les routes des Monts du Lyonnais. Parmi eux, un des favoris de l'épreuve, Michel Pignard, à bord de sa Ford Cosworth du groupe N, qui sera opposé notamment à l'autre Ford, celle de Christian Rigollet, qui elle est en groupe A et possède 30 CV de plus. "Le pilotage peut faire la différence", commente Bruno Fochesato, qui a à son actif la préparation de quinze voitures, un record pour le patron du garage de la zone industrielle de Dardilly. Des débats qui risquent d'être fort animés, et auxquels Jacques Tasso et sa Ford Sierra Cosworth, aux couleurs de "Lyon Figaro", a bien l'intention de se mêler. Quant à Dominique Grandvuinet et sa Citroën AX Sport, elle apparait comme la favorite des quatre équipages féminins. Elle aura face à elle Nicole Forest et sa Golf GTI, Sylvie Seignobeaux et sa Citroën AX, Marie-Ange Cauquil et son Autobianchi. Source : "Le rallye Lyon-Charbonnières joue aussi la première division" / Daniel Arisi in Lyon Figaro, 4 mars 1988, p.27.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 108 négatifs. Tirage(s) sous les cotes : FIGRPT0338A et FIGRPT0338B.

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