[Raymond Aubrac]

[Raymond Aubrac]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTP0119 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
historiqueRaymond Aubrac, seul survivant avec le docteur Dugoujon de la rafle du 21 juin 1943 au cours de laquelle furent arrêtés Jean Moulin et une partie de l'état major de la Résistance, a été entendu, le 20 mai 1992, par le doyen des juges d'instruction de Lyon, Jacques Hamy. Ce témoignage a été reçu par le magistrat instructeur dans le cadre de l'information sur le drame de Caluire, ouverte en juin 1987 au plus fort du procès de Klaus Barbie. La mort, en septembre 1991, de l'ex-chef de la gestapo de Lyon, inculpé de crimes contre l'humanité dans cette seconde procédure, a vidé celle-ci de sa finalité pénale initiale. Barbie est quelque-part en enfer. La justice en a fini avec lui, mais elle n'a pas encore fermé ce dossier. La polémique sur ce qui reste la principale énigme de l'histoire de la Résistance a été relancée par les écrits posthumes de Klaus Barbie, ce fameux testament de 63 pages mettant en cause Raymond et Lucie Aubrac, membres du mouvement "Libération" d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie. Dans ce texte, versé au dossier, Barbie affirme avoir "retourné" Aubrac, appréhendé par la police française à la mi-mars pour être libéré deux mois plus tard et avoir obtenu de la femme du Résistant l'indication des coordonnées de la réunion de Caluire au terme de laquelle devait être décidé du nom du remplaçant du général Delestraint, à la tête de l'Armée secrète. Le 20 mai 1992, au palais de Justice de Lyon, Raymond Aubrac s'est refusé à tout commentaire. On sait toutefois que c'est à sa demande qu'il a été convoqué et entendu par le juge Hamy. Connaissant la présence dans la procédure du testament de Barbie, l'ancien inspecteur de l'organisation des régions au sein de la Résistance a-t-il voulu faire opposition aux accusations portées à son encontre par un Barbie cornaqué par Vergès ? A-t-il voulu dans cette procédure laisser sa "trace" ? Il n'est pas interdit de le penser. Pièce judiciaire, ce dossier sera demain document pour l'histoire. Source : "Pour les juges... ou pour l'Histoire" / Gérard Schmitt in Lyon Figaro, 21 mai 1992, p.4.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP05269.
note bibliographique"Raymond Aubrac reçu par le juge Hamy" / René Raffin in Le Progrès de Lyon, 21 mai 1992. - Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Aubrac (consulté le 14-01-2016).

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