[62e Rallye automobile de Monte-Carlo (1994)]

[62e Rallye automobile de Monte-Carlo (1994)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRP06531 017
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 24 x 36 mm
descriptionEquipage (10) : Jean Ragnotti - Gilles Thimonier (Renault Clio Williams).
historiqueLe 24 janvier 1994, le 62e rallye de Monte-Carlo a démarré à Valence, avec une étape de classement sur le plateau ardéchois. Une première journée de course très sélective qui a vu les abandons de plusieurs favoris, dont le tenant du titre, Didier Auriol (Toyota), et l'Allemand Schwarz (Mitsubishi), leader avant une sortie de route. Le 25 janvier, suite de la course avec la première étape commune entre Valence et Gap. Sur les hauteurs de Grenoble, la lutte s'annonce grandiose. Moins d'une minute sépare en effet le leader, le Français François Delecour (Ford Escort) d'un trio de poursuivants formé de l'Espagnol Sainz (Subaru), du Finlandais Kankkunen (Toyota) et de l'Italien Biasion (Ford Escort).
historiquePremière épreuve dans le calendrier du Championnat du monde des rallyes 1994, le "Monte-Carlo" a pris son envol, le 24 janvier 1994, de Valence, pour une première étape de classement longue de plus de 400 km (dont 180 km de spéciales) sur les routes d'Ardèche et de Haute-Loire. Après cette entrée en matière corsée, Juha Kankkunen (Toyota Celica), Carlos Sainz (Subaru Impreza), François Delecour et Miki Biasion (Ford Escort Cosworth), les quatre favoris restant en lice pour la victoire finale, en découdront le 25 janvier, sur la première partie de l'étape commune, entre Valence et Gap. Au programme de la journée, à partir de 8 heures, un tracé de 511 km, dont 180 km de spéciales. Les pilotes débuteront par une épreuve chronométrée de 25 km entre Saint-Jean-en-Royans et Font-d'Urle, avec une montée ultrarapide, appelée "l'autoroute" par les concurrents, puis des passages beaucoup plus sinueux et souvent enneigés. Après un passage dans le village de La Chapelle-en-Vercors, les pilotes mettront la gomme sur 18 km entre Pont-en-Royans et Saint-Pierre-de-Cherennes, avec une montée très étroite en balcon vertigineux et une plongée en lacets sur la ligne d'arrivée. A partir de midi, les équipages disputeront la plus longue spéciale de la journée entre Le Sappey-en-Chartreuse et Café Carret, soit 43 km marqués par le franchissement de trois cols, des routes larges mais gravillonneuses et une descente piégeuse du col du Granier. A peine le temps de se remettre de leurs émotions et les pilotes reprendront le volant avec un tronçon chronométré de plus de 30 km entre Prabert et Pinet d'Uriage, une nouvelle épreuve splendide tracée à flanc de montagne, avec des routes étroites, souvent verglacées, des virages serrés et des plongées vertigineuses dans des vallons ombragés. En milieu d'après-midi, les concurrents mettront le cap au sud avec la spéciale numéro 11, longue de 36 km, entre Saint-Barthélémy-du-Gua et Saint-Michel-les-Portes, puis ils achèveront leur périple par une épreuve chronométrée inédite entre Aspres-lès-Corps et Chauffayer (26 km). Une spéciale très spectaculaire avec une succession d'angles droits dans le village de Saint-Firmin puis une route à flanc de montagne, sinueuse, étroite, bosselée, qui risque de creuser des écarts importants avant l'arrivée à Gap, en début de soirée. Le 24 janvier, l'étape de classement disputée autour de Valence a été marquée par plusieurs coups de théâtre. Ainsi, l'Allemand Schwarz (Mitsubishi), leader à l'issue des deux premières spéciales, était victime d'une sortie de route, perdant un temps considérable. Sortie de route également pour l'Ecossais Mac Rae (Subaru), éliminé prématurément de la course alors qu'il pouvait émettre de légitimes prétentions. Nouveau rebondissement dans la cinquième spéciale Saint-Bonnet-Ie-Froid - Saint-Bonnet-le-Froid. A peine un kilomètre après le départ, Didier Auriol, alors en tête du rallye, était lui aussi victime d'une sortie de route. Le triple vainqueur de l'épreuve en 1990, 1992 et 1993 était contraint à l'abandon, sa boîte de vitesses de la Toyota ayant rendu l'âme. En soirée, à l'issue des six spéciales de l'étape de classement, le Français François Delecour (Ford Escort) menait le bal avec 22 petites secondes d'avance sur la Subaru de Carlos Sainz, 25 secondes sur la Toyota du Finlandais Kankkunen et 49 secondes sur l'Italien Miki Biasion, également sur Ford Escort. Source : "Sur la route du Monte-Carlo" / P.A. [Pascal Auclair] in Lyon Figaro, 25 janvier 1994, p.16.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 64 négatifs. Tirage(s) sous les cotes : FIGRPT0330 et FIGRPT0338B.
note bibliographique"Organisation : la sécurité à rude épreuve" / Marie-Anne Maire in Lyon Figaro, 25 janvier 1994, p.16.

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