[Saint-Symphorien-sur-Coise, place de la Bouterie]

[Saint-Symphorien-sur-Coise, place de la Bouterie]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0929 041 00069
technique1 photographie numérique : couleur
historiqueSitué entre la vallée du Rhône et la vallée de la Loire, Saint-Symphorien-sur-Coise, dont l'origine remonte au Moyen-Âge, est un carrefour à la fois stratégique, administratif et économique. Au Xe siècle, le site appartient au comté du Forez. Un château fort est construit sur le promontoire rocheux qui surplombe la vallée de l'Orzon. En 1173, un traité modifie les limites du Forez et du Lyonnais. Les comtes de Lyon, chanoines de la cathédrale Saint-Jean, se rendent maîtres d'une grande partie de la seigneurie de Saint-Symphorien. Ils démolissent le château fort et édifient à la place une église romane. Deux lignes de remparts successives sont construites, qui font de Saint-Symphorien au début du XIVe siècle, l'une des villes les mieux fortifiées du Lyonnais. Les industries du drap et de la tannerie s'y installent. En 1332, le roi établit à Saint-Symphorien le siège d'une châtellenie royale. Saint-Symphorien s'appelle alors Saint-Symphorien-le Château. Au début du XVe siècle, le Cardinal Pierre Girard fait bâtir une grande église gothique remplaçant la romane devenue trop petite. Il se réserve le droit de s'y faire enterrer. Le XVIe siècle est marqué par le ralentissement économique de Saint-Symphorien, affaiblie notamment par les guerres de religion. La ville est prise d'assaut par les protestants du baron des Adrets. L'église est pillée et le tombeau du cardinal Girard violé. En 1628, près de la moitié de la population meurt suite à une épidémie de peste. Sous la Révolution, Saint-Symphorien-le-Château devient "Chausse-Armée" en raison de ses nombreuses fabriques de galoches et de brodequins qui alimentaient les armées de la République. En 1891, une délibération municipale arrête le nom actuel de Saint-Symphorien-sur-Coise. Au XIXe siècle, tanneries, fabriques de chaussures, salaisons, fabriques de meubles connaissent une grande expansion, entraînant l'essor industriel de la commune. Quelques modifications urbaines interviennent avec le percement de l'enceinte pour aménager des voies de circulation et l'établissement, hors les murs, de nouveaux quartiers.
historique"Place de la Bouterie Cette espace fut pendant longtemps le « délaissé » sur lequel on évacuait les eaux pluviales ou usées descendant de l'ancienne cité. On dit qu'on les « boutait hors les murs ». L'urbanisation aidant, elle devint une petite place bien protégée de tous les vents sur laquelle s'installa durant des siècles un important marché de porcelets. Il rassemblait chaque mercredi, vendeurs et acheteurs venus de toute la région. Lorsque le marché fut hélas déplacé, il perdit très vite de son importance et déclina rapidement. La place de la Bouterie a conservé son architecture moyenâgeuse : les aîtres de l'une des maisons reposent sur un pilier d'angle , tandis que les étages en encorbellement d'une autre surplombent le passant ."
note bibliographiqueSource : https://www.saint-symphorien-sur-coise.fr/

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