[1er Symposium "Partners for Livable Places" (1987)....

[1er Symposium "Partners for Livable Places" (1987). Projet pour l'entrée de Lyon (Babylone Avenue)]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0901 FIGRPT0088 04
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 20 x 15 cm (épr.)
descriptionL'un des quinze projets d'architecture présentés à l'exposition sur le thème "Lyon, utopie et réalité" dans le cadre du 1er Symposium "Partners for Livable Places" tenu du 15 au 18 octobre 1987 au Palais Saint-Pierre de Lyon. Ces projets d'urbanisme ont ensuite été exposés en février 1988 dans les entrepôts du grossiste en peinture Vachon, 21 cours de la liberté, Lyon 3e. Fin mars 1988, Lyon était officiellement consacré comme la base française de la section Europe de l'association internationale "Partners for Livable Places" fondée aux Etats-Unis. Son siège sera installé au numéro 1 de l'avenue Adolphe-Max. Inscription(s) sur l'image : "L'esplanade du XXIe siècle de Lyon que crée ce projet / est presque aussi grande que la place Bellecour et / l'ancien cours de Verdun réunis" ; "Partenaires pour que la ville soit plus belle : Babylone Avenue est la marque de Bissuel, Chamussy, Lambert, architectes et urbanistes" ; "L'entrée de Lyon depuis l'aéroport international de / Satolas, Grenoble et les Alpes retrouvée par / l'avenue Berthelot".
historiqueLyon peut prendre des airs de Florence. Une galerie marchande édifiée un pont reliant la Presqu'île au Vieux Lyon. C'est le pont du commerce. Côté latin. L'opéra de Lyon, planté en plein Rhône, sans pour autant que l'idée choque élus et esprits classiques. Ou bien encore une plate-forme sur le Rhône, reliant les deux rives. Le tout destiné à accueillir des spectacles... Des groupes de rock peut-être. Ce ne sont que des projets. Issus de l'imagination de cinq architectes lyonnais. Etudiés spécialement pour le premier symposium, en octobre 1987, de "Partners for Livable Places" (une association internationale née "Pour des villes belles et agréables à vivre"). Ces trois projets urbains ne sont que des exemples parmi les quinze maquettes proposées. A l'origine réservés aux professionnels de l'urbanisme rassemblés par l'organisme américain, les dessins sont présentés en février 1988 au public lyonnais. Dans l'entrepôt d'un grossiste en peinture, cours de la Liberté. "Les gens ne cessent de se relayer, en s'émerveillant à chaque fois", explique Charles Rigaud. Pendant les heures de livraison, "les visiteurs attendent bien sagement 15 heures, que tout soit terminé". Ils rêvent et on peut rêver. Les architectes lyonnais ont décidément de l'imagination... et de la suite dans les idées. Comme si un dôme à l'opéra ne suffisait pas. On l'installe au milieu du fleuve. Et ce n'est pas tout. Pourquoi ne pas construire un casino au confluent du Rhône et de la Saône ? L'idée de Garbit et Pochon. Cette pointe de terre, jonction concrète de deux fleuves, est le premier aspect de Lyon que l'on découvre en arrivant du sud. Dans un tel état de désolation, qu'elle donne de terribles maux de tête aux notables lyonnais. Parmi les maquettes présentées lors du symposium, celle de Thierry Fournier, qui offre non seulement une solution astucieuse pour aménager le confluent, mais qui, en plus, résout le problème du contournement autoroutier de Lyon. Son projet, baptisé Lyon-Sud, est selon lui "un projet de rénovation globale. Plus d'autoroute, mais une avenue sur un pont, au milieu du Rhône, remontant le fleuve. Une disposition qui permettrait de réaménager dans des conditions optimales l'ensemble des quartiers de rive et de construire une véritable tête de ville sur le confluent". Farfelu ? Chez Jourda et Perraudin, on a eu une autre idée, tout aussi folle. Un immeuble au confluent nommé Monumentalité. Pourquoi pas. Imaginer un gratte-ciel habillé de toiles, amarré à la fameuse pointe. Les tissus vibrent au gré du vent. Objectif du concepteur : rendre son bâtiment "vivant". Les solutions ne manquent pas pour ce triste confluent. A quand les réalisations ? Si certains projets semblent irréalisables, d'autres ne sont pas dénués de sens. Comme le prouve l'idée des architectes de l'Agence Sud. Un confluent port, cité lacustre. Cette étude permet de créer une véritable relation entre la ville et l'élément aquatique. Un élément fort mal exploité selon les responsables du projet. Car, "n'en déplaise à Le Corbusier, l'eau reprendrait ses droits". Mis à part le confluent, les cinq architectes, choisis par les responsables locaux de "Partners for Iivable places", ont planché sur des sites, peut-être moins stratégiques, mais tout aussi importants. Ainsi, "Les jardins des berges" et "Les vaporetto" de l'Agence Sud, la plus latine des lyonnaises, sont des projets tout à fait réalisables, qui permettraient encore une fois à la ville d'exploiter au mieux ses atouts fluviaux. Côté Scoffoni, on sent l'Europe qui approche. Il faut revaloriser la ville, la rendre belle pour l'échéance 1992. La rendre plus facile à vivre pour les acteurs économiques. Les solutions : de grandes avenues, des places et des lieux animés, de la végétation. Mais surtout un stationnement amélioré grâce aux nouveaux moyens mécaniques. Made in Japan ? Toujours en attendant l'Europe, Babylone avenue a choisi de créer l'Esplanade Part-Dieu plus grande que la place Bellecour et le cours Verdun réunis. En annexe, une immense avenue, calquée sur le boulevard des Tchécoslovaques. Une artère verdoyante offrant une autre vue de Lyon aux arrivants Satolas... Projets futiles, utopiques ou inutiles. Peut-être. Mais comme le laissaient entendre les élus lyonnais lors du vernissage de l'expo, même si parfois les idées ne sont pas réalisables, ces réflexions contribuent au mouvement de l'urbanisme à Lyon. Source : "Lyon, odyssée du futur" / Nathalie Blanc in Lyon Figaro, 24 février 1988, p.36.
note bibliographique"Urbanisme : comment accélérer les grands projets" / Pierrick Eberhard in Le Progrès de Lyon, 15 octobre 1987. - "Une esplanade à la Part-Dieu pour soulager la place Bellecour" / Pierrick Eberhard in Le Progrès de Lyon, 23 octobre 1987. - "Lyon, odyssée du futur" / Nathalie Blanc in Lyon Figaro, 24 février 1988, p.36. - "Lyon, chef-lieu de Partners Europe" in Le Tout Lyon, 31 mars 1988.

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