[Conférence de presse sur la sécurité du port...

[Conférence de presse sur la sécurité du port Edouard-Herriot]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPTL0216 01
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
descriptionInscription(s) sur l'image : "Nombre d'usagers quotidiens / de la zone de sports / et de loisirs de Gerland".
historiqueComme il l'avait laissé entendre au lendemain de l'incendie du port Edouard-Herriot, Michel Noir est passé aux actes et a décidé d'employer la méthode forte. En prenant des "mesures draconiennes" pour limiter le transport des matières dangereuses dans l'enceinte du port, le maire de Lyon "pousse" une nouvelle fois la Compagnie nationale du Rhône (CNR), concessionnaire du port jusqu'en 2023, "à se questionner sur un éventuel départ" de ses installations les plus risquées. Le bras de fer est donc plus que jamais d'actualité. En compliquant au possible la tâche des pétroliers et des compagnies de transport qu'elles affrètent, Michel Noir entend bien accélérer le projet de déménagement du port, trop timidement engagé à son goût depuis deux ans. "Il n'est plus temps de tergiverser", a-t-il encore souligné, le 8 novembre 1991, en présentant ces nouveaux arrêtés municipaux qui vont régir la circulation des 1500 poids lourds transportant des matières dangereuses qui entrent et sortent chaque jour de ce complexe industriel. En clair, les décisions prises par Michel Noir reviennent à leur interdire tout accès de jour (entre 7 et 21 heures). "Autrement dit, on nous met le couteau sous la gorge", résume à sa manière l'un des soixante industriels du port. Pour Michel Noir, les intérêts économiques des pétroliers sont "de moindre importance" par rapport aux dangers potentiels encourus. On ne doit plus mégoter sur la sécurité, a répété le maire de Lyon après avoir fait un rappel des sinistres enregistrés depuis 1987 : deux morts à la suite de l'incendie du dépôt Shell, un camion citerne qui s'embrase à la sortie du port en août 1990 et une nouvelle catastrophe évitée de peu dans la nuit du 17 au 18 octobre 1991, puisque quatre personnes ont échappé à la mort dans l'embrasement d'une barge. [...] Source : "Coup d'arrêt sur le port" / Pierre Perret in Lyon Figaro, 9 novembre 1991, p.3.
historiqueA compter du 18 novembre 1991, les poids lourds transportant des matières dangereuses auront interdiction d'accéder au port Edouard-Herriot, entre 7 et 21 heures, par les trois portes d'entrées classiques, à savoir le quai Fillon, la rue Jean-Bouin et l'avenue Tony-Garnier, autrement dit tout ce qui emprunte le complexe sportif de Gerland. A noter aussi que ce nouveau dispositif se traduira par la suppression de 600 places de stationnement (rue Jean-Bouin, quai Fillon et allée Pierre-de-Coubertin, entre l'avenue Jean-Jaurès et la rue Jean-Bouin). Le trafic va donc se déplacer sur l'autoroute qui traverse la commune de Saint-Fons mais Franck Sérusclat, son sénateur-maire, a lui aussi fait savoir "qu'il allait demander au préfet de prendre les dispositions nécessaires devant les "risques induits par le passage de poids lourds". A l'avenir, la réglementation devrait être encore plus drastique, puisqu'il est prévu que les 6000 camions empruntant chaque jour l'agglomération lyonnaise devront emprunter le contournement Est, lors de sa mise en service prévue fin 1992.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP04645.
note bibliographique"Le Préfet balise le terrain" / Sandrine Blanchard in Lyon Figaro, 12 novembre 1991, p.3. - "Tempête sur le port Edouard-Herriot" / Isabelle Doiseau in Lyon Libération, 8 novembre 1991, p.2. - "Une immense station-service" / Bruno Marion in Lyon Libération, 8 novembre 1991, p.2-3. - "Port Edouard-Herriot : Noir met les poids-lourds au pas" / Bruno Marion in Lyon Libération, 9 novembre 1991, p.3. - "Port Edouard-Herriot : huit sites à l'horizon" / Bruno Marion in Lyon Libération, 15 novembre 1991, p.3.

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