[Jardin du Rosaire]

[Jardin du Rosaire]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPTL0099 07
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueLe 9 mai 1994, le conseil municipal de Lyon a défini les modalités de participation de la Ville à l'aménagement des jardins du Rosaire, cet espace pentu qui dévale la colline de Fourvière, juste en-dessous de la basilique. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la réalisation du Parc des hauteurs, qui reliera, à terme, les espaces verts entre le quartier touristique de Saint-Jean et le haut lieu de pèlerinage, pour se poursuivre jusqu'aux limites de la Sarra via la récente passerelle et le viaduc de Fourvière, inaugurés au début de l'année 1994. D'un montant global de 6 millions de francs, cette réalisation est essentiellement financée par la Communauté urbaine, la Ville apportant un concours financier de 2,4 millions de francs. Pour redessiner les sentiers, esquisser les itinéraires et les contours des jardins du Rosaire, le Grand Lyon a fait appel à l'imagination Michel-Antoine Boyer. Architecte, urbaniste et paysagiste de son état, il a déjà laissé son empreinte dans l'agglomération sur la place Victor-Basch, qui relie les 3e et 7e arrondissements de Lyon. Dans le Vieux-Lyon, l'aménagement des jardins du Rosaire touche directement les trois anciens jardins situés entre les grandes terrasses, l'esplanade de Fourvière et la montée Saint-Barthélemy. D'une superficie totale de cinq hectares, cet aménagement se divise en quatre sections regroupant les grandes terrasses liées à la basilique (6500 mètres carrés), les anciens jardins de Mademoiselle Rocofort, de Pauline Jaricot et des Jésuites (23.500 mètres carrés) ainsi que les 15.000 mètres carrés de jachère compris entre la montée Saint-Barthélemy et la montée du Chemin-Neuf ; sans oublier le secteur paysagé qui court de la rue Tramassac à la montée du Chemin-Neuf. Premier axe de travail, le cheminement piétonnier a été repensé de manière à favoriser une liaison directe entre la fondation Pauline-Jaricot et la place de l'Antiquaille, jusqu'à la tour TDF. Par ailleurs, l'ancienne maison de jardiniers sera transformée en terrasse de belvédère offrant une vue dégagée sur la chapelle Pauline-Jaricot et le quartier Sant-Jean, Sous la terrasse, les services techniques implanteront leurs locaux de maintenance. De leur côté, les anciens jardins Pauline-Jaricot et des Jésuites seront consacrés au calme et à la méditation, un thème évidemment lié à la fonction de pèlerinage de la basilique. En ce qui concerne la grande esplanade, le projet prévoit d'enlever les quatorze stèles en granit du chemin de croix, de remplacer les anciens bancs en béton moulé et l'implantation "d'une oeuvre majeure de statuaire contemporain", dont on ne connaît pas encore l'identité. Cependant, la fonction de chemin de croix sera conservée par le déplacement des stèles de granit de la grande esplanade sous les arcades du grand soutènement, sur le chemin en terrasse. Autre élément composant l'espace, le parc de grands arbres sera agrémenté de sous-bois composés de buis à feuilles rondes, d'ifs et de houx, et de petits jardins thématiques. "Ces jardins pourraient être organisés à l'image des compositions de Versailles, de la villa d'Este à Tivoli et de la villa Médicis à Rome, mais jouant des caractéristiques propres aux pentes de Fourvière", promet-on à l'hôtel de ville, Entre le jardin géométrique, les terrasses à la française, le jardin d'enfants, celui des nuages et un autre consacré aux couleurs, les Lyonnais pourraient redécouvrir là le plaisir de flâner à deux pas de la Presqu'ile. Source : "Les jardins de Fourvière" / Marie-Anne Maire in Lyon Figaro, 11 mai 1994, p.1.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP06759.
note bibliographiqueParcs, jardins et paysages du Rhône / sous la direction de Catherine Grandin-Maurin et Mireille Lemahieu, 2009 [BM Lyon, 6900 F PAR].

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