[Chantier du pôle multimodal de Gorge-de-Loup]

[Chantier du pôle multimodal de Gorge-de-Loup]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT3433 03
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 20 x 15 cm (épr.)
historiqueLa réussite parisienne du réseau express régional (RER), compromis entre le train de banlieue et le métro urbain, a fait fantasmer plus d'un aménageur lyonnais. "Vers" l'Ouest, "vers" l'Est, les techniciens n'en finissaient plus d'imaginer les lignes possibles. Avec l'ambition de drainer vers le centre de l'agglomération un maximum de Courlysards. Le rêve d'un RER lyonnais a cependant pris du plomb dans l'aile. Réalisme financier oblige, les maîtres d'ouvrage du transport urbain ont quelque peu ravalé leurs prétentions. L'exemple de la desserte de l'Ouest lyonnais est révélateur. Le relief collinaire et la dispersion des habitations rendent le secteur quasiment "inmaillable" avec des lignes de bus. Or, avec notamment le technopole de Dardilly, l'Ouest tient une place importante dans le plan de développement de l'agglomération : La solution, c'est l'achèvement de la ligne D du métro, avec l'ouverture fin 1990 de la station Gorge-de-Loup, à Vaise. Le Sytral avait, dans un premier temps, misé sur l'aménagement d'une ligne électrifiée en site propre à partir de Gorge-de-Loup. Un vrai RER, en somme. Projet ambitieux... repoussé avec horreur dès sa présentation : le devis de cinq cents millions était inacceptable. Re-cogitation, consultations tous azimuts et le Sytral a rendu, le 15 janvier 1988, une copie bien plus digeste. La gare SNCF de Gorge-de-Loup, couplée avec le terminus du métro, deviendrait une plaque tournante pour le transport des cent mille habitants de la région Dardilly-Lozanne-L'Arbresle... Les lignes ferroviaires suburbaines, les gares SNCF, seraient réaménagées pour pouvoir supporter une intensification du trafic. Objectif : un autorail orange (repeint aux couleurs des TCL) toutes les vingt minutes aux heures de pointe et, en heures creuses, des dessertes de bus pour prendre le relais. Les techniciens estiment le marché à un million de voyages par an. Le nouveau devis se monte à quatre-vingt dix millions. L'Etat, la CoUrLy, le département et la SNCF doivent décider, en avril-mai, de la répartition du financement. Tout porte à croire que l'idée de ce premier couplage SNCF-transports urbains en Province sera acceptée sans rechigner. Les premiers travaux pourraient commencer dès septembre. Reste à résoudre un certain nombre de problèmes pratiques, Notamment celui de la tarification commune SNCF-TCL. La loi n'autorise à la SNCF que les abonnements hebdomadaires. Les TCL, eux, pratiquent l'abonnement mensuel. Le Sytral devra soit adopter un abonnement hebdomadaire, soit, hypothèse la plus vraisemblable, il faudra attendre un décret autorisant la SNCF à créer des abonnements mensuels. Parmi les autres problèmes à résoudre avant 1990, on peut citer la réorganisation complète du réseau de bus interurbains et le devenir de la gare SNCF de Saint-Paul, court-circuitée par Vaise [...] Source : "Le mirage d'un RER à la lyonnaise" / Dossier réalisé par Olivier Barban et Philippe Bordes in Lyon Figaro, 1er mars 1988, p.4-6.

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