[Travaux de prolongement de la ligne D du métro lyonnais....

[Travaux de prolongement de la ligne D du métro lyonnais. L'arrivée du tunnelier à Vaise]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRPT3434 04
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 18 x 24 cm (épr.)
historiqueNeuf mois après s'être engouffré dans l'antre du futur centre d'échanges de Gare-de-Vaise, le tunnelier chargé de creuser le prolongement de la ligne D est ressorti, le 11 mars 1994, place Valmy à deux pas de la mairie du 9e arrondissement. Située à mi-parcours, cette étape transitoire devrait permettre au monstre de ferraille de rallier Gorge-de-Loup en mai, après un nouveau séjour sous la terre. En attendant, l'acharnement de la taupe à creuser le dernier prolongement de métro de l'agglomération n'est pas allé sans mal puisqu'elle est restée coincée face à un bloc de conglomérat imprévu de quinze mètres de long. Bilan : quatre mois de retard et une facture alourdie qui devrait dépasser 1,3 milliard de francs pour l'ensemble du chantier. Cela dit, les performances alignées par le tunnelier ont largement de quoi faire pâlir d'envie les gastéropodes, puisque le mastodonte a tout de même réussi à parcourir 560 mètres en neuf mois au rythme de six à huit mètres par jour. Il faut dire que le bouclier de six mètres de diamètre est suivi par cinquante mètres de remorques composant une véritable usine souterraine. "Tout d'abord, pour stabiliser le terrain, on injecte de la bentonite, minéral argileux qui forme une sorte de cake en imprégnant la terre. Au fur et à mesure du creusement, le mélange déblais et bentonite est évacué vers la station de traitement", implantée pendant toute la durée du chantier sur le site de Gare-de-Vaise, "où les deux éléments sont séparés. Les déblais sont évacués vers l'extérieur. La bentonite nettoyée est renvoyée dans la chambre d'abattage pour un nouveau cycle". Il faudra désormais trois à quatre semaines pour que le tunnelier franchisse l'espace de la station de métro Valmy, avant de s'enfoncer sous la terre pour parcourir les 350 mètres en direction du point de jonction avec le tunnel menant à Gorge-de-Loup. Ensuite, le tunnelier devra être intégralement démonté puis réacheminé par convoi exceptionnel jusqu'à Gare-de-Vaise. Là, les entreprises pourront engager le creusement du second tube du tunnel avec, toujours, l'angoisse de tomber sur un passage de conglomérat, en dépit des nombreux sondages réalisés ces derniers mois. De manière générale, le chantier du métro devrait se poursuivre jusqu'à fin 1996. "Si le rapprochement de Vaise et du centre-ville intéresse en premier lieu les résidents du quartier, il concerne également les 300.000 habitants des trente communes de l'Ouest lyonnais qui pourront bientôt utiliser ces nouveaux équipements", précise Jean Rigaud, président du Sytral, l'autorité organisatrice des transports. "Le futur centre d'échanges de Gare-de-Vaise réunira dans un même lieu la ligne D du métro, dix-neuf lignes de bus urbains et interurbains, une gare SNCF desservant le nord et l'ouest de l'agglomération et un vaste parking auto-mobile". En dehors du centre d'échanges de Gare-de-Vaise, conçu par l'architecte Didier-Noël Petit et qui permettra d'atteindre Bellecour en moins de quinze minutes, la station Valmy-Mairie du 9e desservira le quartier du Bourbonnais. Imaginée par l'architecte Pierre Vurpas, elle accorde une place prépondérante à la lumière, notamment grâce à la création d'un amphithéâtre extérieur. Par ailleurs, l'artiste Jean-Philippe Aubanel a dessiné un quai composé de vitrail de couleur bleue, alors que le blanc et le rouge des poteaux "sans-culotte" évoqueront la période post-révolutionnaire. Source : "Neuf mois sous la terre" / Marie-Anne Maire in Lyon Figaro, 12 mars 1994, p.1.
note bibliographiqueNégatif(s) sous la cote : FIGRP06658.

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