[La place des Terreaux avant transformation]

[La place des Terreaux avant transformation]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0740 FIGRPTL0187 02
technique1 photographie positive : tirage noir et blanc ; 24 x 18 cm (épr.)
descriptionVue prise depuis le balcon au premier étage de l'hôtel de ville de Lyon.
historiqueLa réflexion a pris un an. Le 22 mars 1991, Jean-François Mermet et Henry Chabert ont présenté la première phase du nouvel aménagement de l'hypercentre de l'agglomération, la Presqu'île. Dont l'objectif est de remettre en valeur les espaces, les places, mais aussi de valoriser le tissu commercial, culturel et touristique. Pour parvenir à ce but, la solution adoptée par la mairie - un "choix essentiel et stratégique" selon Jean-François Mermet - vise à limiter la circulation automobile dans la Presqu'île et à "réprimer ses débordements anarchiques". Les premières dispositions seront mises en application dès la rentrée des grandes vacances. Dès septembre 1991, la priorité sera donnée aux transports en commun. A une date qui coïncide avec l'ouverture de la ligne D du métro Vénissieux - Gorge-de-Loup. Parallèlement, l'ensemble de la circulation sera réorganisé entre la place des Terreaux et la place Bellecour. Pour une période transitoire d'essai et de test. Dans un premier temps, le sens de circulation dans les rues Edouard-Herriot et de Brest sera inversé. La Communauté urbaine prendra d'ailleurs le 25 mars une délibération de préparation de cette mesure. Au 1er septembre, il faudra emprunter la rue Paul-Chenavard, la rue de Brest et la rue Gasparin pour se rendre des Terreaux à BeIlecour. La rue Edouard-Herriot pour faire le trajet inverse. Au nombre des améliorations apportées, celle de la fluidité du carrefour entre la place Le Viste et la rue Edouard-Herriot au nord de la place Bellecour. Conjointement à cette inversion de sens sera mise en place une navette-Presqu'île, allant de Saint-Paul à Bellecour en passant par les Terreaux. Un bus à moteur thermique dans un premier temps, a précisé Jean-François Mermet, une fois le tracé optimisé en fonction de la demande, il pourrait être remplacé par une traction électrique. Si, au nord de la place Bellecour, la trajet de cette navette est définitif, le tracé est encore à l'étude entre Bellecour et Perrache. Il pourrait dans un premier temps emprunter la rue de la Charité en nord-sud et la rue Vaubecour en sud-nord. Une seconde phase à ce plan est prévue. Une fois la mise en service du CD 300, le grand contournement qui délestera Fourvière d'une partie du trafic, la Presqu'île subira de nouvelles restrictions de circulation. Une modification qui devrait intervenir à l'horizon de 1993. Il n'y aura alors plus de circulation ouest-est au niveau de la place des Terreaux. La chaussée nord et la place Pradel seront ainsi rendues aux piétons, le trafic sera reporté sur la rue du Bât-d'Argent qui sera élargie. Et la rue de Brest ne servira qu'à la desserte locale. Cette solution retenue correspond à l'une de celles proposées au public en avril 1990. Les Lyonnais avaient alors été appelés à se prononcer sur différentes hypothèses de travail. Cette nouvelle solution permettra d'alléger considérablement le trafic sur la rue Puits-Gaillot. Ces changements s'inscrivent également dans le cadre de la mise en service des parkings. Il y aura 6000 places souterraines en 1994 en Presqu'île. Sont en construction les parkings de la Bourse et de la place de la République. Ils sont conçus avec un accès directement en prise sur les quais, limitant ainsi l'accès à l'intérieur de la Presqu'île. En surface, le stationnement sera facilité aux résidents, mais plus question de tolérer alors les voitures ventouses ou le stationnement anarchique, prévient Jean-François Mermet. Quatre-vingts policiers municipaux sont recrutés, et la mairie étudie un moyen de limiter strictement le stationnement à deux heures dans la zone orange. A terme, entre un tiers et la moitié des places de surface seront supprimées dans le centre de Lyon, renvoyant les automobilistes sur les emplacements souterrains. Mais il ne faudra plus alors espérer stationner dans les petites rues ou en plein milieu de la rue de la République. Toutes seront équipées de bornes comme à Saint-Jean, interdisant l'accès à tout véhicule non autorisé. A l'issue de ces travaux, ce seront près de 10.000 mètres carrés d'espaces qui seront rendus aux piétons dans le centre, a précisé Henry Chabert, qui pilote le versant urbanisme du dossier. Les places des Célestins et des Terreaux seront remodelées. L'ensemble des travaux s'élevant à 135 millions de francs. Un des principaux aménagements sera la restructuration de la rue de la République, dont les premiers résultats du concours seront connus en avril. Il sera également proposé aux Lyonnais un cheminement touristique entre la passerelle du Collège et la place Saint-Nizier, et un réaménagement complet du quartier du Garet pour l'ouverture de nouvel Opéra à l'automne 1993. Toute cette opération semble s'être entourée d'un maximum de concertation. Une enquête auprès des habitants et une consultation des associations. Ces dernières, après s'être farouchement opposées aux propositions se félicitent finalement d'avoir été associées à la préparation. L'association Centre-Presqu'Ile émet encore toutefois quelques réserves. Elle demande ainsi que soit maintenue une phase expérimentale pour les changements de sens de circulation et l'implantation de la navette. Et surtout de bien maîtriser le stationnement sauvage. Apparemment, les doléances ont été reçues cinq sur cinq par l'Hôtel de Ville : un superviseur de l'ensemble des travaux se tiendra à la disposition du public dans le clocher de la Charité, et le calendrier souple laisse du temps pour ces phases tests. Il prévoit même des essais de restriction de circulation lors de certains week-ends. Source : "le Centre change ses habitudes" / Frédéric Poignard in Lyon Figaro, 23 mars 1991, p.3-4.
note à l'exemplaireNégatif(s) sous la cote : FIGRP03600.

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