[Gianfranco Mingozzi, réalisateur italien]

[Gianfranco Mingozzi, réalisateur italien]
droitsCreative Commons - Paternité. Pas d'utilisation commerciale. Pas de modification.
localisationBibliothèque municipale de Lyon / P0741 FIGRP03697 001
technique1 photographie négative : noir et blanc ; 36 x 24 mm
descriptionReportage photographique réalisé à l'Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film, Lyon 8e.
historiqueSes films sont à peu près tous sortis en France et pourtant... Peu connu du public, quasiment oublié des dictionnaires de réalisateurs, Gianfranco Mingozzi, né à Bologne en 1932, n'a pas bénéficié de la vogue qui dans les années soixante-dix a touché le cinéma transalpin. Il débute pourtant sa carrière de réalisateur quand s'amorce le miracle économique italien. Depuis les années soixante, celui qui fut l'assistant de Fellini sur "La dolce vita", a bien tourné plus d'une dizaine de longs-métrages et au moins vingt-cinq documentaires. Deux activités menées en parallèle et qui font son originalité. La voie du documentaire est la première dans laquelle il s'engage quand il choisit de tenir une caméra. Par goût d'un certain cinéma-enquête où il se plaît au regard de l'anthropologue, si l'on en juge d'après un de ses tous premiers documentaires qui évoque les problèmes de l'Italie du Sud à travers "La tarama", la tarentule, cette araignée dont les femmes ne peuvent guérir les piqûres qu'en dansant la fameuse tarentelle. Un sujet qu'il traite en 1961, reprend en 1978 ("Sud e magia"), approfondit encore en 1983 ("Sulla terra dei rimorso"), et termine enfin en 1987 ("La terra dell'uomo"). S'il s'oriente vers le documentaire, c'est aussi que les conditions de production en étant plus faciles, l'auteur peut plus rapidement aborder les sujets urgents qui lui tiennent à coeur Mieux vaut un document d'aujourd'hui qu'un film d'hier. La formule est de Mingozzi, convaincu que la transposition médiatisée en un sujet, en une histoire, d'une réalité, dilue celle-ci dans le temps et lui fait perdre de son agressivité et de son urgence. Dans sa longue carrière de documentariste (où il s'est intéressé aussi bien à la Maffia qu'à Antonioni, Francesca Bertini ou Bologne, sa ville natale...), on ne relève qu'un sujet de commande, et encore un sujet qui le passionnait, il s'agissait de faire pour la télévision une sorte de Larousse du cinéma italien en images. Sa carrière de fiction, Gianfranco Mingozzi la commence véritablement en France, avec "Trio", son premier long-métrage présenté et remarqué à la Semaine de la critique, à Cannes en 1967. Oeuvre à mi-chemin entre documentaire et fiction, c'est un film à épisodes qui s'attache à rendre l'itinéraire séparé de trois personnages en proie à une identique crise existentielle. Ce n'est que par degrés que Mingozzi arrivera dans ses longs-métrages à la fiction pure. Et encore. Nombre de ses scénarios s'inspirent de faits réels. Fait divers lu dans un journal pour "L'Appassionata", événements survenus dans les Pouilles vers le début du XVe siècle pour "Flavia la défroquée", tradition du banditisme en Sardaigne traitée dans "Sequestra di persona", ou la République des Maquis dans "Les longues ombres". Et que dire de son plus beau film, peut-être, "La vela incantata" ("L'Ecran magique"), qui, avec "Les trois derniers jours" et "Les longues ombres", est un retour à soi, à Bologne, à l'enfance, deuxième volet d'une "trilogie de la jeunesse blessée au temps du fascisme". Sur une partition superbe de Piovani, compositeur auquel Mingozzi fait souvent appel, "La vela incantata" est un peu l'histoire transposée de son père et de sa passion du cinéma. S'il n'était pas projectionniste ambulant comme les deux protagonistes du film et n'allait pas de village en village dans les campagnes apporter la bonne image au public populaire, Mingozzi père était exploitant de cinéma et avait constitué un réseau de salles dans la campagne émilienne. C'est là que la première fois, le petit Gianfranco a documenté son point de vue. Source : "Mingozzi, l'oublié des paparazzi" / Nelly Gabriel in Lyon Figaro, 17 avril 1991, p.32.
note à l'exemplaireCe reportage photographique contient 30 négatifs. Tirage(s) sous la cote : FIGRPTL0046.
note bibliographiqueWikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gianfranco_Mingozzi (consulté le 18-12-2017).

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